La région du lac Balaton en Hongrie est prête à utiliser sa propre monnaie locale, la Couronne du Balaton !
Les premières impressions de billet ont débuté ce vendredi 27 janvier 2012, et leur mise en circulation est prévue pour mars. Plusieurs localités de la région du Nord du Lac Balaton vont donc prendre part à cette expérience de monnaie locale, à savoir: Balatonalmádi, Balatonfüred, Várpalota, Nemesvámos, Litér et la célèbre presqu’ïle de Tihany. Le tout soutenu par la banque hongroise, Kinizsi Bank.
Le bourgmestre Gyula Porgla (du parti Fidesz, le même que le Premier Ministre Viktor Orán) précise que “cette monnaie n’est peut-être pas la première au niveau local, mais c’est certainement la plus belle”.
(jugez vous-même) :p
la Couronne du Balaton (via hvg)
Plusieurs questions sont soulevées sur divers blogs hongrois, entre autre, celle du choix du nom. En effet, la Couronne était la monnaie officielle de l’empire Austro-Hongrois de 1892 à 1925. Ce rapprochement pose problème, à l’heure où le gouvernement Orbán réécrit la Constitution du pays, en imposant plusieurs notions ayant traits à la Chrétienté. Depuis 1925, c’est le Forint (ou Florin) qui redevient la monnaie nationale hongroise jusqu’à aujourd’hui.
Sopron, en région frontalière à l’Autriche, possède déjà son “kékfrank” (le franc bleu), émis depuis avril 2010. Une autre monnaie locale, le Taller de Rába est également disponible depuis janvier 2011.
Toutes ces émissions de monnaie locale, cela fait un peu désordre face à l’Euro – qui est bien loin d’arriver dans les porte-monnaies hongrois…
On peut parler des heures de la Hongrie en ce moment, mais difficile de lire quelque chose de positif… comme vous le savez sans doute , si vous me lisez depuis longtemps, j’adore évoquer ce beau pays. Ses richesses culturelles, artistiques et naturelles sont multiples.
Aujourd’hui, je suis tombé sur une vidéo très intéressante. Un assemblage de film datant de 1936 (selon la description Youtube), impossible de vérifier avec exactitude. Il s’agit d’une présentation des cavaliers de la région de Hortobágy, nom donné à la fois à un village, et à 800km² de parc national (le plus grand de Hongrie). Une certaine tradition de l’homme avec la nature y existe depuis plusieurs siècles. Avec la petite musique d’époque, on s’y croirait presque ^^ – ceci ne fait pas de moi un nostalgique du pays, mais j’apprécie ce genre de document d’époque. Donc je partage
Hortobágy et son lac Tisza
le village des Hérons, Parc National de Hortobágy
Créé en 1973, le parc national de Hortobágy est classé patrimoine de l’humanité par l’UNESCO depuis 1999, entre autre pour la conservation des coutumes locales. Situé à l’Est de la Hongrie, ce parc fait partie de la Grande Plaine Hongroise, la Puszta. Une région splendide qui mérite d’être visitée une fois dans votre vie, croyez moi.
J’ai eu la chance de découvrir le lac Tisza en juillet 2007. Ce paysage splendide est néanmoins difficile à traverser à la barque. Le propriétaire du petit bateau, malgré ses 20 ans d’expérience, restait très prudent. En effet, cette immensité d’eau inonde des milliers d’arbres. Seules quelques branches osent sortir de l’eau, accueillant ainsi les nombreux nids de cormorans, animal considéré comme le fléau de la région.
L’oiseau construit son nid sur la cime de l’arbre. Mais le poids de l’œuf brise la jeune branche, et empêche l’arbre de grandir. Ce rituel est quasi éternel, laissant l’arbre condamné à jamais dans sa prison d’eau.
Le lac Tisza accueille aussi le plus grand village de Hérons de tout le pays. De toute beauté.
Je n’avais plus écrit un mot à propos de la Hongrie depuis un an sur mon blog. Dégouté par les débilités politiques qui s’y jouent. Au début, je les notais, j’en rigolais un peu. Maintenant, cela me dépasse.
Parlement - Budapest
Je tente ici un petit tour de l’actualité sur place, suite aux nombreux changements effectués par l’équipe de Viktor Orbán, le premier ministre hongrois. La presse internationale en parle beaucoup. Et vu les réformes en cours, ça ne risque pas de s’arrêter. La liberté menacée de la presse, la remise en question des fondements démocratiques, la position dominante d’un parti quasi unique au pouvoir (le Fidesz, soutenu par Jobbik), et une poussée violente d’un extrémisme radical sont des thèmes tendancieux qui confirment des années de marasmes économique et social qui n’en finissent plus. Les dirigeants actuels étant prêts à faire feu de tout bois pour s’accaparer une confiance aveugle de la population, avec des idées malsaines et nauséabondes; un repli identitaire dangereux, dramatique et en contradiction flagrante avec les valeurs européennes.
Ces 60 dernières années ont connu différents “printemps”, vers une délivrance, une liberté des peuples. La Hongrie serait-elle entrain de devenir un nouveau laboratoire des extrêmes? Une perte de mémoire collective empêcherait la population d’y voir clair? Qu’aurait dit/fait Lajos Kossuth, héros de la révolution de 1848 face à l’Empire? Et Imre Nagy, Premier Ministre opposé aux idées de Moscou et exécuté deux ans après la révolte de 1956 contre les Communistes, aurait-il pu imaginer ce scénario catastrophe?
Lajos Kossuth
Tout deux ont combattu pour les libertés d’opinion en Hongrie. De nombreux monuments, des lieux publiques, des rues et avenues portent aujourd’hui leur nom. La fierté de tout un pays. Et aujourd’hui…. comment dire… … … #fail ?
Une vraie goulash froide…
Cette soupe hongroise, tintée de haines, de xénophobies et de délations, est de très mauvais goût. D’abord pour les habitants du pays eux-mêmes. La crise sans précédent qui les frappe creuse chaque jour un fossé de plus en plus large entre les “très riches”, et la classe moyenne qui se paupérise à vue d’œil. Les slogans anti-roms ajoutent un goût amer à la goulash. Et les moins nantis, obligés de mendier pour survivre, sont priés de quitter le territoire des grandes villes (Budapest principalement), sinon l’amende – et les coups – suivent. S’en suit également une lourde loi qui sanctionne rétroactivement plusieurs élus ou anciens élus socialistes, pour leurs “crimes communistes” commis jusqu’en 1989. Une sorte de pied-de-nez revanchard totalement anachronique. La voix est presque libre pour Orbán, car à côté de cela, il a déjà placé ses pions dans (presque) toutes les institutions importantes de l’Etat. Toute sauf la Banque Nationale Hongroise, dirigée par András Simor, fervent opposant au Premier Ministre (mais jusqu’à quand?).
Rajoutez à cela le changement de dénomination officielle, passant de la République de Hongrie à la “Hongrie”, avec référence religieuse: “Que Dieu bénisse les Hongrois”. Inodore, presque incolore, mais qui va titiller les esprits des fans de Saint-Etienne…
Fini les mariages homosexuels, fini l’avortement, et j’en passe. Ça bout déjà.
Pire. Cela déborde de tous les côtés. Ce qui se joue actuellement à Budapest pourrait aussi crisper les relations avec les pays limitrophes. La Slovaquie et la Roumanie risquent gros. Le retour à la “Grande” Hongrie rêvée par certains. Une sorte de “revival” qui profite aux mouvements d’extrême-droite. Du pain béni pour Viktor l’Autoritaire et sa politique sécuritaire. En jouant un jeu de séduction depuis plus de 10 ans avec les Sicules (Hongrois de Roumanie vivant majoritairement en Transylvanie), Orbán pourrait espérer beaucoup de leur part.
Les manifestants déplorent une gouvernance despotique sans vision d’avenir, détruisant toutes les richesses du pays. Malgré une taxation hyper élevée (la plus haute en Europe), la déroute est manifeste.
Quant aux médias nationaux, ils sont muselés depuis un an par le pouvoir en place. De lourdes amendes sont déjà tombées (Klubrádio, principale radio d’opposition a du mettre la clé sous le paillasson). Deux journalistes ont entamé une grève de la faim depuis plusieurs jours, pour dénoncer ces excès. Ils ont été licenciés manu militari. Cela ne les empêche pas de continuer leur combat, et de rassembler une foule importante dans les rues de Budapest, hier soir encore. Les journaux d’états en ont parlé 1 minute en milieu de JT. La BBC en a fait son headline pendant plus de 10 minutes…. triste contraste.
Le Premier Ministre de cette “nouvelle” Hongrie va devoir poser des actes forts envers les Hongrois, pour éviter le pire. Mais ses derniers propos sur les aides financières du FMI et de l’Europe n’enchantent personne. Même Hillary Clinton a tenté de le calmer… Les agences ont encore dégradées la note du pays, les indicateurs économiques mènent tous vers un constat de faillite virtuelle du pays. Jusqu’où ira Viktor Orbán?
Au 1er janvier 2011, la Hongrie va officiellement prendre la présidence tournante de l’Union européenne, après l’Espagne et la Belgique. Dans le cadre ce fameux EuTrio, les trois pays présentent évidemment leurs atouts. Pour ceux qui me connaissent, je ne pouvais pas ne pas en parler…
En début d’année, j’avais eu la chance de rencontrer Cristina Garmendia, la Ministre en charge de la Présidence Espagnole de l’Union européenne. Cela se déroulait au Campus Party de Madrid. Elle nous expliquait que l’objectif ibérique était de promouvoir les nouvelles technologies via la créativité, les sciences et l’écologie. Belle esprit, alors que la situation économique de l’Espagne n’est pas au beau fixe.
La Belgique a, quant à elle, réussi son pari de mener sa présidence à terme, sans aucun gouvernement (200 jours de diète aujourd’hui!). Les félicitations des journalistes français sont d’autant plus appréciables…
Et la Hongrie dans tout ça? Sa présidence apparaît de plus en plus comme un grand mystère. La victoireécrasante de la droite menée par le charismatique Viktor Orbán, a mis un terme à presqu’une décennie de socialisme flanqué de scandales, on ne peut néanmoins pas parler d’opération Mani Pulite non plus! Voici pourquoi (entre autres):
Orbán a promis aux Hongrois habitants à l’extérieur des frontières magyares un “passeport européen”, ce qui permettrait aux millions de magyarophones de Roumanie et de Slovaquie principalement, d’accéder à certains privilèges réservés jusqu’à présent aux seuls citoyens européens. A la limite de l’ingérence, ce type d’objectif a tendance à crisper les relations entre lesdits pays… plusieurs pays européens ne sont vraiment pas chauds pour soutenir cette proposition.
Des décisions juridiques surprenantes et inquiétantes: Fin septembre 2010, à la veille des élections municipales, la Cour suprême hongroise acceptait la diffusion sur les chaînes nationales d’une publicité anti-Rom. En février 2007 (sous gouvernement socialiste), une proposition de loi autorisait déjà la pornographie de mineurs consentants d’au moins 14 ans, ou encore la création d’une taxe officielle sur les prostituées, l’Etat devenant ainsi un parfait et honnête proxénète devant la loi. La bêtise n’a pas nécessairement de couleur politique…
La curieuse gestion de la catastrophe écologique des boues rouges ne va pas rassurer le Parlement européen non plus. Fraichement élu, le gouvernement Orbán refusait toute aide étrangère. Quelques jours plus tard, il dut se rendre à l’évidence que les forces hongroises ne suffisaient pas. Un temps trop tard peut-être?
La presse muselée. La dernière loi promulguée aujourd’hui même par le Président de la République va longtemps faire parler d’elle. Ou pas. En effet, en s’attaquant directement à l’essence même de la liberté de parole du journaliste, l’Etat hongrois se donne un plein pouvoir qui ressemble furieusement à s’y méprendre au communisme d’antan. Un virage à droite qui tourne au cauchemar pour la Presse, et qui aura certainement un impact chez les voisins européens. Des dérives seraient à prévoir, l’Europe devra être forte pour les contrer à temps. C’est en tout cas le dernier espoir des journalistes hongrois…
Un peu de positif quand même…
Je m’en voudrais de ne pas rappeler que 2010 a été la consécration pour Pécs, nommée capitale culturelle européenne. Des centaines d’activités ont eu lieu, pour faire découvrir cette petite perle du sud de la Hongrie.
En juillet 2010, une photo géante de 70 giga pixels a été prise à Budapest, un panorama unique et de toute beauté. Tous les amoureux de cette ville (dont moi ) l’apprécieront !
Et pour ouvrir le bal de la Présidence hongroise ce 1er janvier 2011, une petite vidéo vantant quelques inventions “du cru”… Boldóg Új Évet Kivánok Nektek* et bonne chance à la Hongrie pour les 6 prochains mois!
“Mik dolgozunk, ezzek csak lopnak” – Alors que nous travaillons, eux ne font que voler.
Cette citation est tirée de la publicité du parti extrémiste “Jobbik”, en campagne pour les élections municipales du 3 octobre prochain en Hongrie.
Une discrimination claire et nette des tsiganes, considérés comme voleurs et responsables de tous les maux sécuritaires du pays. Un discours dangereux, mais malheureusement simple et efficace. Il ne manquera pas de séduire une population magyare en recherche de stabilité depuis plus d’une décennie.
La presse a voulu réagir.
Une demande expresse des médias hongrois avait été faite au plus haut tribunal du pays pour retirer ce spot de 30″, mais la Cour suprême a rendu son arrêt jeudi dernier. Elle estime que tous les partis en campagne pour les élections ont le droit de diffuser leur publicité. Les télévisions et radios d’Etat doivent donc également accorder un traitement équitable au mouvement d’extrême-droite Jobbik. Ce parti représente la deuxième force d’opposition dans le pays suite aux dernières élections qui ont vu le retour victorieux de Viktor Orbán.
Très belle initiative de 360World.eu, en collaboration avec Microsoft, Sony et Epson, qui nous propose de découvrir en un coup d’œil la superbe ville de Budapest, grâce à une photo géante de 70 giga pixels (70.000.000.000 pixels, oui oui!). On se souvient tous de la cérémonie d’investiture de Barack Obama à Washington le 20 janvier 2009, avec cette photo et la précision d’image que nous trouvions déjà très remarquable. Celle de Budapest est +/- 47 fois plus importante !
Plus de 40 jours de travail, 300 heures de processing, 2 TB de stockage, 2.000.000 de fichiers…
Une photographie unique en son genre, car elle est plus grande que celles déjà réalisées pour les villes de Rio de Janeiro (Brésil), Vienne (Autriche) ou Dresde (Allemagne). Imprimée par Epson, l’affiche de la capitale hongroise dépasserait les 15 mètres de long! Rien que pour la recomposition des trois images, l’ordinateur a chauffé pendant plus de 55 heures!
Courtesy (c) 360world.eu
La photo est prise depuis la tour d’observation de János-Hegy (littéralement, la Montagne de Jean), aussi appelé Panorama Elisabeth (Erzsébet-kilátó), qui fêtera en septembre prochain ses 100 ans d’existence.
Techniquement, c’est un véritable exploit; le matériel professionnel utilisé permet de zoomer sur des bâtiments de la ville, avec une précision et une netteté impressionnante. Je vous invite vraiment à passer du temps sur l’image, et à vous balader dans la ville. Cette image la rend encore plus belle^^ (excusez mon côté subjectif, mais vous serez vous-mêmes surpris je pense).
Le Guiness Book est en passe d’accepter ce nouveau record, et en tant que Capitale Européenne de la Culture 2010, la ville de Pécs recevra également sa photo souvenir de 70 giga pixels !
En 3 minutes, l’ensemble de leur travail est présenté dans la vidéo ci-dessous.
L’équipe du 360World est basée à Budaörs (Hongrie) et est composés d’artistes photographes, retoucheurs, techniciens, etc, qui travaillent sans relâche sur de nouveaux thèmes de projection à 360 degrés. Ils ont récemment préparé une visite du Porsche Centrum de Budapest. De toute beauté. (même si celle-ci est pas mal non plus)
Courtesy (c) 360world.eu
Courtesy (c) 360world.eu
Et vous, qu’en pensez-vous? cela vous plait aussi?
Ce n’était qu’une simple formalité, selon certains observateurs. Mais voilà, des élections qui se jouent sur deux tours peuvent toujours réserver des surprises… Non, il n’y en a pas eu. La droite l’a emportée en Hongrie, et haut la main.
Le Fidesz réussit ce pari fou de contrôler deux tiers du nouveau parlement hongrois. Les réformes constitutionnelles vont être légion, suite à 8 années de socialisme peu brillantes. Notons que Jobbik, le parti d’extrême droite est bel et bien présent dans l’hémicycle…
Viktor Orbán l’avoue pourtant; le travail qui lui est désormais confié risque d’être compliqué et semé d’embuches. Il est apparu serein dimanche soir, après sa victoire écrasante, mais il n’a pas montré la joie d’un grand vainqueur, car il est conscient des problèmes majeurs que traverse la Hongrie aujourd’hui.
Je parlais ici-même d’un électrochoc nécessaire, il y a deux ans déjà.
Cette majorité des 2/3 est historique et va permettre de dégager de nombreux projets ruinés (ou stoppés net) par l’ancien gouvernement à tendance socialiste. Par ailleurs, un cycle de conférences contre la pauvreté a été initié en Hongrie également, dans le cadre de2010, année européenne de lutte contre la pauvreté.
Espérons que les 8 années dans l’opposition que le Fidesz a connu, poussera ces nouveaux dirigeants à innover, restaurer ce qui est encore possible et calmer une inflation qui mine littéralement l’esprit du citoyen hongrois. Trop de promesses non tenues, trop de scandales à répétition (que ce soit du parti socialiste ou de tous les autres d’ailleurs), trop de chômage aussi… bref, un discours qui pourrait s’appliquer à pas mal de pays en Europe.
La Hongrie possède sa plus belle carte à jouer pour en sortir la tête haute. La plus difficile aussi.
Autre élection, autre pays…
Juste avant les bourdes de TF1 et NOS que je relatais ce matin à propos de la Belgique, l’agence AFP avait mis pas mal de journaux en ligne dans l’embarras (dont TV5, voir ci-après), en parlant des présidentielles hongroises… et la victoire possible de Heinz Fischer à Vienne! L’empire austro-hongrois n’a jamais été aussi proche
Liens utiles et quelques heures de bonnes lectures…:
Les observateurs étrangers le soulignaient déjà il y a 6 mois, l’opposition de droite et l’extrême-droite hongroise feront une entrée fracassante dans le parlement de Budapest.
C’est chose faite depuis ce dimanche avec le résultat sans appel du 1er tour des élections nationales.
Le FIDESZ l’emporte haut la main. La fédération des jeunes démocrates est emmenée par son fondateur Viktor Orbán, célèbre pour son discours face aux troupes soviétiques en 1989. Neuf ans plus tard, il devient déjà Premier Ministre.
Dimanche dernier, c’est à nouveau lui, le tout grand vainqueur de ces élections. 206 sièges sur les 386 que compte le Parlement ! Un exploit jamais égalé jusqu’alors…
Le second tour du 25 avril ne devrait – normalement – que confirmer cette nouvelle majorité.
Un signal lourd
Jobbik, parti d’extrême-droite, réussi une spectaculaire entrée dans l’hémicycle de la Nation, avec 26 sièges, soit, deux de moins que le MSzP (socialiste), parti actuellement au pouvoir ! Gábor Vona, le leader des extrémistes, n’y va pas par 4 chemins, et cherchera avant tout à continuer sa politique contre les minorités Rom du pays, responsable, selon lui, de l’insécurité en Hongrie. Il dit ouverterment vouloir (…) éradiquer la criminalité tsigane.
La faute aux Socialistes ?
Ils n’en mènent pas large en effet… Les dernières années furent catastrophiques, les plans d’austérité se sont succédés, sans jamais pouvoir redresser la barre. Le MSzP a aussi connu son époque Ferenc Gyurcsány, souvenez-vous, ce jeune Premier Ministre qui, en septembre 2006, a parlé un peu trop vite à la radio en exprimant une certaine politique du mensonge… [en juillet 2007, j'évoquais d'ailleurs la campagne publicitaire du journal national]… Cela avait provoqué des émeutes pendant plusieurs jours dans la capitale hongroise, au profit des militants d”extrême-droite, principalement.
3 ans plus tard, il fut renversé par une motion de censure à l’unanimité au Parlement, et remplacé par Gordon Bajnai.
Virage à droite le 25 avril, c’est une certitude. Mais le FIDESZ devra redoubler de prudence avec des socialistes déçus et des extrémistes prêts à jouer les trouble-fêtes. Tout ceci ne fait que commencer…
Quelques liens utiles en rapport avec ces élections;
Alors qu’en Belgique, des tractations sont en cours pour 2015, depuis le 10 janvier 2010, la ville de Pécs en Hongrie reçoit le titre très envié de “Capitale européenne de la Culture”, après les succès des événements de Liverpool (2008), Vilnius et Linz (2009).
Selon l’Europe, la désignation de la “Capitale européenne de la culture” contribue à mettre en valeur la richesse, la diversité et les caractéristiques communes des cultures européennes, et permet une meilleure connaissance mutuelle entre les citoyens de l’Union européenne.
Pécs (prononcez [ˈpeːʧ]) se situe à l’extrême sud de la Hongrie, et est, selon Wikipedia, la 5e ville la plus importante du pays, avec environ 150.000 habitants. Il faut savoir que la Hongrie a longtemps misé sur le tout pouvoir de sa capitale, Budapest, centralisant de cette manière, toute l’administration et les différents départements d’Etat. Il y donc peu de grandes villes, exceptées la capitale (3 millions d’habitants).
Fondée par les Romains, Pécs a connu des bouleversements historiques qui marquent encore aujourd’hui ses habitants. Elle compte la toute première université magyare. Mais l’exemple le plus frappant est la multitude de mosquées, de cathédrale, de chapelle, de synagogue et de lieux de culte qui façonnent le paysage de la ville. La Mosquée Kázim Gázi, détruite et reconstruite maintes fois, par des chrétiens, des musulmans, des turcs, etc évoque toutes ces guerres de civilisation répartie sur plus de 600 ans. Malheureusement, l’histoire se répète ailleurs, encore aujourd’hui.
La Cathédrale de Pécs (Zoltán Jánosi)
Istanbul (Turquie) et Essen (Allemagne) sont les deux autres villes choisies dans ce grand mix de culture pour 2010, et cette volonté d’ouverture de l’Europe aux pays d’Europe Centrale et des Balkans.
Bonne année culturelle en vue… ça donnera des idées de voyages à certain(e)s d’entre nous!
je relate l’article du Courrier international, sur une situation qui s’envenime de jour en jour, entre la Hongrie et la Slovaquie. Des dizaines de sympathisants d’extrême-droite font monter la pression à la frontière des deux pays, ce qui pourrait provoquer, à terme, une explosion globale de la région. Les gouvernements respectifs ne font (encore) rien, crise financière oblige, je suppose..