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On est tous des abîmés du cerveau

BIFFF - Ultra GonzoJe rentre tard, je me couche sur le divan, je viens de passer une soirée excessive. La troll ne fait plus son effet. L’instant d’avant était festif, c’est vrai. Voir une femme-louve enfermée dans la cave d’une famille sado maso, c’est festif. Voir un mec au sol pendant deux heures avec une tige de métal plantée dans le cerveau, c’est festif aussi.

Qu’on me traite de salaud ! J’aime ça. Je n’étais pas le seul. Des cris sourds, des clap clap dans les mains, des sourires méchants, des voyeurs. La concentration touche un profond désir sexuel groupé. L’érosion du temps fait croire à un apaisement. Puis on rigole, on se tue à imaginer la suite. L’homme est toujours au sol. Tandis que le médiocre l’emporte chez les S/M, version Petite Maison dans la Prairie.

Le voyeur, ce salaud. On l’a trouvé. Une indication suffisante pour faire avancer l’intrigue. Une vue étrange d’une société médiatico-consommée. Presque réduite à l’objection des sens. Une tige dans le crâne, et voilà l’incapacité d’agir qui se dévoile. Les médecins décomposés sourient aux caméras. La sauvage attachée au mur, elle, ne rigole pas. Elle n’a pas d’humour non plus.

Encore des gémissements. Derrière moi cette fois. Un mec au téléphone, tout droit sorti d’un mauvais Hooker. Il dit qu’il s’emmerde. Il ne comprend rien à ce qui lui arrive. Moi non plus, note.

On détache ce maudit crâne, la tige y reste. Le type aussi. On pleure en silence. Fini le sexe, fini les pubs. Back to reality. Cette maison perdue dans les collines révèle ses secrets. Pas une fille sauvage, mais toute une famille de malades. L’impuissance fait des ravages. Une vision stupide Amich où la délicatesse de la bite se frotte à la Bible, un dimanche saint.

Alex de la Iglesia questionne magistralement les journalistes-voyeurs, des pervers abîmés du cerveau, bien plus que le héros au sol. Les banques et tout le système capitaliste y passent.

Lucky McKee refoule sa perversité dans un débat non-philosophique totalement inutile. Ce sera sa seule fois sur grand écran. Heureusement pour nous. Je me suis fait excessivement mal.

Les « Serge ta gueule » me plaisent. Les absences de son font croire au pire. C’est souvent le cas. C’est extrême et bobo. Ces bobos-là n’ont pas connu le Passage 44. Je les découvre à Tour et Taxis. Trop hype, trop genre. Je ne les verrais jamais avec un zodiac sur la tête d’ailleurs.

Le BIFFF fête sa 30e, la Troll à 2,40€, le film à 9€ et l’abonnement à 200€. Excessif aussi. Reste les toilettes à 50 cents. Comme la bière il y a 20 ans.

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Sound City, le nouveau FILM de Dave Grohl

Via un petit tweet des Foo Fighters cette nuit, je découvre tout à fait par hasard qu’un film va prochainement sortir dans nos salles (enfin, j’espère en Belgique aussi), signé Dave Grohl (en collaboration avec Corey Taylor de Slipknot et Rick Nielsen de Cheap Trick).  Vous me connaissez, je les adore. Donc, les idées qui sortent du band, et en particulier de l’ancien batteur de Nirvana, me parlent beaucoup. Maintenant, le cinéma, c’est pas de la musique, mais dans tous les cas, la surprise sera de taille. Rien qu’à voir les noms qui défilent dans la bande annonce, ça promet! Tom Petty, Trent Reznor, Mick Fleetwood, …

I CAN’T WAIT!!

Donc voici le trailer officiel de Sound City, en attendant mieux :-) (même IMDB n’en parle pas….)

Sound City – A film by Dave Grohl from Sound City

Faudra tenir à l’oeil leur SoundCloud aussi: http://soundcloud.com/soundcitymovie

Sound City n’a rien à voir avec le Festival Sound City de Liverpool, qui a également fait des petits, avec sa version norvégienne, à Tromsø (you know what I mean). En réalité, le Sound City Studio, c’est LE lieu d’enregistrement de l’album Nevermind de Nirvana avec Butch Vig. Tout un symbole donc, car les studios ont été fermés il y a un peu plus d’un an. Ce sont pourtant des dizaines d’artistes mondialement (re-)connus qui sont passés par là; Neil Young, Fleetwood Mac, MC Hammer, Tom Petty, Slayer, Rage Against the Machine, Weezer, Metallica…

Source: http://soundcitymovie.com

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Le cadeau “parallèle” de Philips

Je vous propose de découvrir  “Philips Parallel Lines: The Gift”, du réalisateur Carl Erik Rinsch. La scène se passe au coeur de Moscou, avec une belle course-poursuite entre des Lada et un robot à la Terminator.the gift

DDB Londres et Philips ont lancé une grande campagne nommée Parallel Lines, avec, au total, 5 court-métrages, disponibles sur www.cinema.philips.com.

La campagne est le prolongement de Carousel, mini film présenté il y a plus d’un an. Une prouesse technologique qui permet à Philips de présenter sa nouvelle gamme de télévision grand écran, et son système “Ambilight”.

Le thème choisi est efficace:  “There are millions of ways to tell a story. There’s only one way to watch one.” (TRAD: “Il existe des millions de façons de raconter une histoire. Il n’y a qu’une seule manière de la voir.”)

Le Channel YouTube propose aussi un challenge; la réalisation du 6e épisode de Parallel Lines. N’importe quel réalisateur peut se préparer, et un jury mixte (public et membres de la RSA, la société de production créée par Ridley Scott) choisira l’heureux gagnant, qui travaillera pendant une semaine complète à la RSA. Sympa!


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BUSHO – Festival du Court-Métrage de Budapest (du 3 au 7/09/2008)

Le BUSHO (pour Budapest Short) est le festival national hongrois du cinéma court-métrage (du 3 au 7 septembre 2008). L’idée est née en 2004, suite à la disparition de plusieurs festivals cinéma importants du pays. Et cela n’a pas pris un an pour que de jeunes auteurs et acteurs de cinéma viennent proposer leurs œuvres. Le résultat est là; en 2007, année record pour le festival, plus de 360 invités venant de 45 pays différents ont participé aux projections, débats, et autres workshops consacrés au 7e art. Pas mal pour un festival dit “provisoire” !

Ce festival est totalement gratuit, et fonctionne grâce à diverses aides publiques et privées. Son but étant de promotionner au maximum ce type de cinéma, qui manque cruellement de publicité.

Cette année, 6 courts-métrages belges sont à l’honneur;

- Cleaning lady’s dreams (Banu Akseki) – 0:15:00 – Fiction (Belgique) (titren en français: “Songe et Poème d’une Femme de Ménage”)
- Finita la Commedia (Jean-Julien Collette & Olivier Tollet) – 0:13:00 – Fiction (Belgique)
- In the Heart, Exist (Andrea Lopez Saez) – 0:10:17 – Fiction (Belgique)
- Anachronism (Miklós Keleti) – 0:07:00 – Fiction (coproduction Belgique – Hongrie)
- The Crab (Christophe Hermans, Xavier Seron) – 0:25:30 (Belgique)
- Who wants Roberto Santini’s guts? (Jean-Julien Collette & Olivier Tollet)  -  0:15:00 (Belgique)

Peut-être aurons-nous un award cette année?

Dépêchez-vous, cela se passe à Budapest, jusqu’à dimanche (7/09/2008) inclus.
Notez la délicate précision en bas de page du site web: „BuSho Vision is not a media campaign against the US President!” (shortfilm.de) ;-)

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BIFFF 2008, clap 10!

J’ai bien récupéré de ma soirée de samedi, elle fut riche en émotion en tout cas!
Tout d’abord le film en compétition pour le jury européen. Frontière(s) de Xavier Gans retrace le parcours de 5 jeunes banlieusards parisiens, qui doivent tentent de s’échapper hors de la ville. Paris est alors à feu et à sang. Des émeutes partout, des bagnoles en feu, des flics qui tirent dans tous les sens. Bref. Ca va pas. D’ailleurs l’un d’entre eux meurt à l’hôpital, suite à une fusillade.
Pour se partager le butin (sorti d’un braquage quelconque), direction, le Nord. La frontière. Séparé en deux voitures, les 2 premiers s’arrêtent dans un motel. C’est le début du cauchemar…

Ce film trace le portrait très caricaturé d’une veille famille nazie repliée dans sa fermette, et pratiquant des rites cannibalesques à en dégouter plus d’un.
Les tortures sont saisissantes et le sentiment de mal-être persiste au fur et à mesure de l’histoire. On pourrait presque s’imaginer l’odeur ambiante… Etonisch, nein?
Pas de rebondissements exagérés (ou alors prévisibles), il s’agit néanmoins de s’accrocher lorsqu’on découvre les caves…
Je n’en dis pas plus, ce film est à voir. Absolument. Enfants s’abstenir. Je déconseille quiconque de se balader dans le coin, il y a un Samuel le Bihan (le puant, pour certains biffeurs dans la salle;-), qui fait très peur…Quant à Estelle Lefebure (Halliday), son épisode de charme est marrant, mais elle devrait s’abstenir de tirer (des balles).

Après être passé à l’annif d’Emilie, je suis retourné au Bal des Vampiiires par la suite, pour une nuit fantastique…jusque tard dans la nuit ;-)
Dimanche peu productif, et retour à la réalité lundi matin…
Mais qu’est ce que c’était bien!

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BIFFF 2008, clap 9!

Hier soir, deux films européens. Artefacts et Flick.
Comme à mon habitude depuis le début du festival, je prenais un plaisir certain à écrire quelques lignes sur les films que j’ai été voir. Les dernières tendances en matière de fantastique, sci-fi, thriller, c’est toujours sympa à connaitre.
Pour ce post, l’envie ne me vient pas. La raison est simple. Les deux films vus hier m’ont plombé.
Artefacts est un film essayant de faire peur, mais qui endort tout le monde. Pas de stress, pas de panique, pas climax. Rien. Zéro. L’histoire d’une femme qui voit ses collègues se faire tuer un à un par leur “double”, un sosie venu d’on-ne-sait-où. Mise en scène mauvaise. Scénario inexistant. Direction d’acteur vraiment faible. Et puis, les acteurs aussi en fait.
Le deuxième film, Flick, est un peu plus potable. Plongé dans un décors années Elvis, l’histoire de ce jeune gars qui n’a rien pour lui (à part la danse), et qui se fait taper dessus en permanence. La vraie tête de turc donc. S’en suit un plongeon avec la voiture dans la mer pas loin, et le voilà devenu un beau mort-vivant 50 ans plus tard. Des scènes de non-actions interminables, à nouveau. Qu’on m’explique ce que Faye Dunaway est allé faire dans ce film (elle et son bras mécanique) ! Je préfère encore Dard Divorce, là au moins, on était prévenu de la qualité du film…

Une dernière question aux organisateurs; Pourquoi avoir programmé ces deux films un vendredi soir, jour de grosse affluence au BIFFF? Le public étant ce qu’il est en semaine, celui du vendredi est un rien plus large (lire: grand public), et ce genre de navet cinématographique ne va pas nécessairement avoir bon écho. Doomsday aurait fait une tête d’affiche formidable. Ah mais non, celui là, il était programmé un dimanche soir, c’est vrai… pour garantir les petits yeux au boulot le lendemain…

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