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Haren en fête, oui. Mais Bruxelles en questionnement.

 

L’opportunité était trop belle pour ne pas la souligner. Bruxelles a mis en avant ce weekend de nombreux quartiers, pour faire valoir leur richesse locale. Une aubaine pour présenter les particularités du village de Haren.

Mais que se passe-t-il à Haren pour le moment?

Après avoir passé un excellent weekend découverte sous le soleil (lire mon article ici), les habitants du village sont confrontés à un problème de taille: le conseil communal serait entrain d’avaliser un projet colossal: l’implantation de la toute nouvelle prison de Bruxelles.

Les informations n’arrivent qu’au compte-goutte malheureusement, on dirait même que ce flou artistique convient à la majorité en place.

Petit rappel des faits

Suite aux problèmes criants de surpopulations carcérales à St-Gilles, Forest et Berkendael (pour femmes), la Ville de Bruxelles a (trop?) rapidement proposé la construction d’un tout nouveau complexe sur son territoire, à Haren (qui fait historiquement partie de la Ville de Bruxelles depuis environ 90 ans).

Zone naturelle du Keelbeek

Zone naturelle du Keelbeek

Face à certaines interpellations de l’opposition (MR et Ecolo), le Bourgmestre Thielemans a du mal à clarifier sa position. Pourquoi le choix s’est-il porté uniquement sur Haren? Il y a d’autres terrains disponibles en Région Bruxelloise, pourquoi ne pas les avoir proposés?

La peur et les craintes s’installent évidemment. Une sorte d’échec avant l’heure. Se sentir amoindri avant même que les plans ne soient définitivement validés, tout cela à cause d’un manque certain de communication de la part de nos élus locaux.

Qui dit crainte, dit questionnement. L’absence de réponses empêche de rassurer la population. Les rumeurs vont donc bon train. Et comme si ce projet semblait inéluctable, on se rattache à tout ce qu’on peut, pour ne pas sombrer dans une certaine désillusion.

C’est ainsi que, sur base de “rumeurs rassurantes”, nous apprenions il y a deux mois que la prison s’installerait en lieu et place des anciennes usines Wanson, le long du boulevard de la Woluwe, qui limite Haren (Région bruxelloise) et Diegem (Région flamande).

(On n’est pas content d’avoir la prison, mais au moins, elle restera à l’écart des habitations).

Changement de décors depuis une bonne dizaine de jours; la Régie des Bâtiments nous confirme l’implantation de la future zone pénitentiaire sur l’ensemble du Keelbeek, soit un maximum de 18 ha de nature et de biodiversité jusqu’à présent préservée en Région bruxelloise, et qui disparaitrait d’ici 3 ans, le temps de la construction des bâtiments.

Un comble, non? La disparition de ce poumon vert ne semble pourtant pas choquer la majorité PS-CDH.

On ne le dira jamais assez, mais Haren est un village qui a des ressources naturelles de qualité. Si le collège échevinal souhaite développer une politique environnementale durable et cohérente dans la ville (en ce compris Haren, Neder-Over-Hembeek et Laeken), la question de l’emplacement de la future prison doit être rediscutée.

De 1.200 à 2.000 prisonniers

Dans le meilleur des cas, 1.200 condamnés viendront purger leur peine dans la nouvelle prison. 1.200, pour une population ne dépassant pas les 4.500 âmes. Vous imaginez la proportion?

Ce chiffre m’effraye, personnellement. On pourrait traduire cette prison comme un nouveau quartier fermé, dans le village. Je parlais de l’implantation de l’OTAN il y a quelques années ici, la prison de Bruxelles va probablement engendrer les mêmes débats de mobilité, d’adéquation avec les besoin des habitants, et de qualité de vie.

Nous avons droit de nous inquiéter de l’avenir du bien-être du village et de ses habitants (mais si possible, pas dans le vide…).

Des questions, des accusations… mais surtout, une demande d’actions politiques réelles

Que dire à propos de cette sourde absence de réponses, et ce cynisme dégradant l’espace de vie d’un village tel que Haren? Une totale incohérence dans les projets à moyen et long termes à Bruxelles empêche tout type de politique de développement.

ferme du Castrum

ferme du Castrum

J’accuse? oui, j’accuse un manque d’information, un manque de solidarité envers les habitants, un manque de cohérence de la part du politique.
Bruxelles a besoin de se défendre. Accueillir une prison ne se fait pas sans mal. Une étude approfondie des risques et des besoins de mobilité, accompagnée d’une écoute réelle des craintes de la population, doit permettre d’offrir un projet plus adapté.

Si le choix de Bruxelles se porte sur Haren, en raison des capacités de terrains à bâtir, il sera indispensable de communiquer et prendre en compte les demandes légitimes de la population locale. Est-ce déjà trop tard?

Chers politiciens de la majorité bruxelloise, ne faites pas de Haren un espace de non-vie. Ce village a tout à gagner de jouir d’une politique globale bruxelloise.

A vous de jouer. Pour garantir le bien-être de Haren et ses habitants.

Je note au passage que seul Hamza Fassi Fihri (CDH) est venu représenter la majorité échevinale [rectificatif, l'échevin CDH de l'urbanisme était aussi présent, Christian Ceux]. Aucun élu socialiste à l’horizon (même pas Karine Lalieux que j’étais prêt à saluer pourtant). Du côté de l’opposition, j’ai pu longuement discuter avec Marie Nagy (Ecolo), Geoffroy Coomans et Alain Courtois (MR) par ailleurs. Des membres du FDF étaient également bel et bien… en campagne aussi (dans tous les sens du terme :-) .

Et si Haren devenait un véritable enjeu politique pour les communales d’octobre 2012?

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La Couronne du Balaton bientôt en circulation

La région du lac Balaton en Hongrie est prête à utiliser sa propre monnaie locale, la Couronne du Balaton !

Les premières impressions de billet ont débuté ce vendredi 27 janvier 2012, et leur mise en circulation est prévue pour mars. Plusieurs localités de la région du Nord du Lac Balaton vont donc prendre part à cette expérience de monnaie locale, à savoir: Balatonalmádi, Balatonfüred, Várpalota, Nemesvámos, Litér et la célèbre presqu’ïle de Tihany. Le tout soutenu par la banque hongroise, Kinizsi Bank.

Le bourgmestre Gyula Porgla (du parti Fidesz, le même que le Premier Ministre Viktor Orán) précise que “cette monnaie n’est peut-être pas la première au niveau local, mais c’est certainement la plus belle”.

(jugez vous-même) :p

Balatoni korona

la Couronne du Balaton (via hvg)

Plusieurs questions sont soulevées sur divers blogs hongrois, entre autre, celle du choix du nom. En effet, la Couronne était la monnaie officielle de l’empire Austro-Hongrois de 1892 à 1925. Ce rapprochement pose problème, à l’heure où le gouvernement Orbán réécrit la Constitution du pays, en imposant plusieurs notions ayant traits à la Chrétienté. Depuis 1925, c’est le Forint (ou Florin) qui redevient la monnaie nationale hongroise jusqu’à aujourd’hui.

Sopron, en région frontalière à l’Autriche, possède déjà son “kékfrank” (le franc bleu), émis depuis avril 2010. Une autre monnaie locale, le Taller de Rába est également disponible depuis janvier 2011.

Toutes ces émissions de monnaie locale, cela fait un peu désordre face à l’Euro – qui est bien loin d’arriver dans les porte-monnaies hongrois…

 

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Une vraie goulash froide…

Je n’avais plus écrit un mot à propos de la Hongrie depuis un an sur mon blog. Dégouté par les débilités politiques qui s’y jouent. Au début, je les notais, j’en rigolais un peu. Maintenant, cela me dépasse.

Parlement hongrois

Parlement - Budapest

Je tente ici un petit tour de l’actualité sur place, suite aux nombreux changements effectués par l’équipe de Viktor Orbán, le premier ministre hongrois. La presse internationale en parle beaucoup. Et vu les réformes en cours, ça ne risque pas de s’arrêter. La liberté menacée de la presse, la remise en question des fondements démocratiques, la position dominante d’un parti quasi unique au pouvoir (le Fidesz, soutenu par Jobbik), et une poussée violente d’un extrémisme radical sont des thèmes tendancieux qui confirment des années de marasmes économique et social qui n’en finissent plus. Les dirigeants actuels étant prêts à faire feu de tout bois pour s’accaparer une confiance aveugle de la population, avec des idées malsaines et nauséabondes; un repli identitaire dangereux, dramatique et en contradiction flagrante avec les valeurs européennes.

Ces 60 dernières années ont connu différents “printemps”, vers une délivrance, une liberté des peuples. La Hongrie serait-elle entrain de devenir un nouveau laboratoire des extrêmes? Une perte de mémoire collective empêcherait la population d’y voir clair? Qu’aurait dit/fait Lajos Kossuth, héros de la révolution de 1848 face à l’Empire? Et Imre Nagy, Premier Ministre opposé aux idées de Moscou et exécuté deux ans après la révolte de 1956 contre les Communistes, aurait-il pu imaginer ce scénario catastrophe?

Lajos Kossuth

Lajos Kossuth

Tout deux ont combattu pour les libertés d’opinion en Hongrie. De nombreux monuments, des lieux publiques, des rues et avenues portent aujourd’hui leur nom. La fierté de tout un pays. Et aujourd’hui…. comment dire… … … #fail ?

Une vraie goulash froide…

Cette soupe hongroise, tintée de haines, de xénophobies et de délations, est de très mauvais goût. D’abord pour les habitants du pays eux-mêmes. La crise sans précédent qui les frappe creuse chaque jour un fossé de plus en plus large entre les “très riches”, et la classe moyenne qui se paupérise à vue d’œil. Les slogans anti-roms ajoutent un goût amer à la goulash. Et les moins nantis, obligés de mendier pour survivre, sont priés de quitter le territoire des grandes villes (Budapest principalement), sinon l’amende – et les coups – suivent. S’en suit également une lourde loi qui sanctionne rétroactivement plusieurs élus ou anciens élus socialistes, pour leurs “crimes communistes” commis jusqu’en 1989.  Une sorte de pied-de-nez revanchard totalement anachronique. La voix est presque libre pour Orbán, car à côté de cela, il a déjà placé ses pions dans (presque) toutes les institutions importantes de l’Etat. Toute sauf la Banque Nationale Hongroise, dirigée par András Simor, fervent opposant au Premier Ministre (mais jusqu’à quand?).

Rajoutez à cela le changement de dénomination officielle, passant de la République de Hongrie à la “Hongrie”, avec référence religieuse: “Que Dieu bénisse les Hongrois”. Inodore, presque incolore, mais qui va titiller les esprits des fans de Saint-Etienne…

Fini les mariages homosexuels, fini l’avortement, et j’en passe. Ça bout déjà.

Pire. Cela déborde de tous les côtés. Ce qui se joue actuellement à Budapest pourrait aussi crisper les relations avec les pays limitrophes. La Slovaquie et la Roumanie risquent gros. Le retour à la “Grande” Hongrie rêvée par certains. Une sorte de “revival” qui profite aux mouvements d’extrême-droite. Du pain béni pour Viktor l’Autoritaire et sa politique sécuritaire. En jouant un jeu de séduction depuis plus de 10 ans avec les Sicules (Hongrois de Roumanie vivant majoritairement en Transylvanie), Orbán pourrait espérer beaucoup de leur part.

Les manifestants déplorent une gouvernance despotique sans vision d’avenir, détruisant toutes les richesses du pays. Malgré une taxation hyper élevée (la plus haute en Europe), la déroute est manifeste.


Quant aux médias nationaux, ils sont muselés depuis un an par le pouvoir en place. De lourdes amendes sont déjà tombées (Klubrádio, principale radio d’opposition a du mettre la clé sous le paillasson). Deux journalistes ont entamé une grève de la faim depuis plusieurs jours, pour dénoncer ces excès. Ils ont été licenciés manu militari. Cela ne les empêche pas de continuer leur combat, et de rassembler une foule importante dans les rues de Budapest, hier soir encore. Les journaux d’états en ont parlé 1 minute en milieu de JT. La BBC en a fait son headline pendant plus de 10 minutes…. triste contraste.

Le Premier Ministre de cette “nouvelle” Hongrie va devoir poser des actes forts envers les Hongrois, pour éviter le pire. Mais ses derniers propos sur les aides financières du FMI et de l’Europe n’enchantent personne. Même Hillary Clinton a tenté de le calmer… Les agences ont encore dégradées la note du pays, les indicateurs économiques mènent tous vers un constat de faillite virtuelle du pays. Jusqu’où ira Viktor Orbán?

Autres liens utiles:

 

photos: ZJ – Parlement & Kossuth

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Lettre ouverte aux cheminots grévistes, aux syndiqués et aux syndicats

En réaction à cet article, j’ai publié mon coup de gueule sur mon wall facebook cet après midi. Je le replace ici, au cas où certains n’auraient pas accès au réseau social américain.

“Chers cheminots,

moi aussi, j’aimerais prendre 1 semaine de congé, histoire de pouvoir pleinement profiter des fêtes, éventuellement partir à l’étranger, acheter plein de cadeaux et faire mes courses en évitant la cohue du samedi.
Mais voilà, pour cela, je dois prendre congé.
C’est peut être con à dire, je sais. Mais je ne compte pas faire grève pendant cette période de l’année.
Votre action ressemble étrangement à de l’égoïsme démesuré. Prendre des dizaines de milliers de travailleurs en otage en les laissant sur les quais, en ne proposant aucune alternative constructive. Non. Rien. Juste faire grève.
Vous voulez emmerder qui?
- Les politiques? Ils en rigolent déjà, et demain, ils en rigoleront encore plus.
- Nous, les autres travailleurs qui ne faisons pas grève? oui, on en rigole moins, voire même pas du tout.

Chers syndiqués, vous vous trompez de cible en utilisant des méthodes de blocages dignes d’un vieux roman de Zola.
La société a évolué. Il serait intéressant que vous la fassiez également évoluer par des actions intelligentes. Plutôt que de menacer de bloquer tout le pays jusqu’au 01/01/2012. (Ca ne fera qu’augmenter le télétravail, au final. Vous comptez installer des piquets de grève devant chaque maison aussi?)

Chers syndicats, pour rappel, vous aviez 540 jours pour étudier la question de l’alternative qui conviendrait pour tous dans ces temps de crise.
J’ose dire, oui, que ces 540 jours de réflexion ont surtout porté sur la manière d’organiser les manifs de fin d’année.
Vous êtes quand même les seuls au monde à avoir fait grève contre un gouvernement qui n’était pas encore créé…
Est ce donc la votre seule réponse face un #newgov qui propose une concertation avec tous les acteurs socio-économiques du pays? -je ne sais pas où cela va nous mener, mais vos actions n’arrangeront rien du tout. Rien.

Bref, je ne prends pas le train, mais croyez bien que vous m’emmerdez au plus haut point avec votre mouvement totalement décalé de la réalité.
A la fin du mois, je vais verser mon précompte et toute ma solidarité ira aux personnes handicapées qui peuvent compter sur l’ONSS.
Cette solidarité là, on en a tous besoin. Mais si le pays est complètement bloqué, on va pouvoir dire au revoir à cette solidarité. C’est contraire à votre objectif initial non?

Chers syndicats, soyez constructifs, osez des actions positives, trouvez des solutions adéquates et proposez des solutions innovantes. Vous verrez, on pourra mieux s’entendre dans ces conditions. J’en suis certain.

Bien à vous.”

photo: cimetière des trains en Bolivie.

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#newgov – fin du performatomètre

performatometre finLa photo de famille est faite, plus de raisons d’attendre quoi que ce soit, les ministres vont enfin s’occuper de nos pensions, allocations, soins de santé, impôts, …

Mis en ligne sur mon blog le 13 août 2010, le performatomètre créé par le labs RTBF n’a donc plus sa place ici. Fini, terminé. Mais je trouvais l’idée extrêmement bonne. A refaire, sans doute. Pour les communales de 2012.

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535 jours pour former un gouvernement? triste constat… #begov

Elio PremierOk, c’est fait. Il y a donc accord pour la formation d’un nouveau gouvernement en Belgique. Nous, peuple belge, nous sommes réduits à regarder très discrètement l’évolution de ce mélodrame politico-médiatique, à coup de #begov, #nogov et un #shame.

On doit se lever et applaudir? (Franchement…)

Certains médias se seraient plus à tirer la corde encore plus bas. A façonner toute une romance, genre tabloïd anglais, entre Di Rupo et De Wever, par exemple. Le maigre festin de gaufre et de nourriture équilibrée a privé l’appétit des journalistes les plus gourmands de bouffe sensationnelle. Non, nous ne serons pas manger à la sauce Bruneau… Quoi que…

A force de nous rabibocher l’esprit que “l’accord est proche”, “les discussions vont bon train”, “qu’on est à deux doigts d’un consensus”…, que penser? que dire? que faire surtout!

#cestjoelle ? (elle n’est même plus là pour le dire, trop lasse elle aussi).

On est fatigué, mais oui, nous avons un accord. Enfin.
Ou plutôt, “ils” ont un accord. Ceux qui tiraient la gueule hier sont les mêmes qui sourient aujourd’hui. Les rides en plus.

535 jours pour former un gouvernement? on se moque de nous?

Depuis juin 2010, et les élections provoquées qui ont propulsé la N-VA à +/- 30% des votes flamands, face au PS conforté en Wallonie et à Bruxelles, nous, petits citoyens, nous attendons. Au début des négociations, tout le monde était d’accord pour estimer que l’entente forcée entre Bart et Elio allait être détestable. Ce fut le cas. Et j’ai eu peur. En tant que Belge surtout. Je ne voyais que des menaces de toute part, des tentatives de récupérations totalement hors-propos. Bref, bien loin d’une sérénité indispensable pour travailler. Oui messieurs. On vous a demandé de vous mettre à table pour travailler. Pas pour manger uniquement. Ça peut paraitre dingue, mais c’est comme ça.

Pendant 535 jours, je suis aussi passé à table, tous les jours. J’ai probablement une chance que d’autres n’ont pas. Manger tous les jours à ma faim. Mais après la dernière gorgée d’eau ou de bière, je calcule parfois combien il me reste, car, il faut bien le payer, ce repas. C’est normal!

Il y a quelques mois de cela, lorsqu’un journal vous consacrait une double page sur vos habitudes alimentaires, vous étiez tout sourire sur la photo. Vous souriiez pour le travail accompli je suppose. Et il faut bien manger entre deux discussions. Bien sûr. Je m’en voudrais de vous voir crever de faim alors que vous tenez probablement les ficelles de notre Royaume entre les doigts.

Mais cela a du coûter cher, non? Moi, quand j’ai plus de sous (à la fin du mois en général), j’emporte des tartines, ou j’achète mon sandwich à 3€.  Avez-vous une seule fois sorti votre porte-feuille lors de vos interminables discussions de comptoir? (seule exception très médiatisée… c’est bien BDW qui invitait Reynders chez Bruneau il me semble…)

L’exemple du repas chaud de midi n’est que symbolique évidemment, mais combien ont coûté ces 535 jours de galères sans nom?

J’aimerais connaitre la facture totale reprenant le nombre de déplacement en voitures (de société!), de repas, de pièces chauffées, d’électricités, de sms (erronément) envoyés, de papiers imprimés, de bics usés…. sans compter les heures supplémentaires des dizaines de collaborateurs qui ont du dormir debout bon nombre de fois.

Je n’attends malheureusement pas de réponses car impossible à quantifier à mon sens. Mais cela m’énerve, car toutes ces tentatives de conciliations ont coûté très cher au contribuable. Ou plutôt, VA coûter très cher.

Playing with our balls…

A croire que les ulcères se rattrapent à table, les esprits ont souvent chauffés. On lit un peu partout, en fonction de la langue du média: “La faute aux libéraux flamands qui ont provoqué les élections – Alex t’as déconné!”; “Les socialistes wallons ne veulent faire aucun effort – Elio, voyons!”; “BHV n’est pas scindable”; “BHV sera scindé”; “Ciel bleu à Liège ce matin”…  De l’huile sur le feu face au média en manque, une formule classique que les dirigeants de partis utilisaient sans commune mesure pour exprimer leur impuissance face aux électeurs. “Bref, nous sommes bloqués”

- C’est malin, tiens.

Bloqués de devoir faire des concessions, perdre des acquis? Ou bloqués de perdre la face, et devoir honteusement avoué que les discussions ne mènent à rien “à cause de l’Autre” ? ou à cause de la conjoncture européenne, voire mondiale? – cela ne vous empêche pas de manger à votre faim chaque midi, messieurs. Nous par contre, on a attendu. Et le stress augmentait. Encore et encore.

- dites, vous avez des obligations envers nous, vous vous souvenez? nous, les électeurs, les citoyens, ceux qui se font ramasser quand ils ne payent pas leurs taxes à temps, vous voyez qui nous sommes?

- Appel au public? appel à un ami? 50/50?

Les démineurs royaux ont tour à tour récupéré puis recollé les pots cassés par les deux garnements du fond de la classe. Les médias étrangers nous décorent du bonnet d’âne. Un mérite qu’on ne décriera pas. C’est un fait. Nos politiciens ont joué avec le feu.

Et quand cela n’allait pas, c’était au Roi de s’énerver un bon coup. Il n’a pas lâché l’affaire, Albert. Et tant mieux.

- Et la santé des Belges dans tout ca?

Je ne sais pas trop. On n’a pas vraiment entendu de grosse colère. Il y a eu #Shame en janvier 2011. Euh, voila quoi. Pas de quoi fouetter un chat visiblement.  Un rassemblement virtuel aussi. On se donne bonne conscience. Depuis 535 jours, le Belge achète encore sa Jupiler, s’installe toujours dans le fauteuil à 19h, regarde Hakima présenté un semblant de JT, puis zappe à 19h35 et loupe le début parfois intéressant de la RTBF – tout en se disant que l’info est sensiblement la même, mais râle quand même d’avoir zappé trop tard – allez savoir pourquoi. Le Belge est râleur, mais pas trop. Avant y avait les Diables, Frimout et Baudouin. Aujourd’hui on a Place Royale, l’Amour dans le Pré et The Voice. Que demande le peuple!?

- Un Premier Ministre peut être?

Plus d’un an et demi plus tard!! … et après un sérieux stress – il en fallait bien un sur 535 jours – provoqué par une agence de notation pas gentille avec nous, et qui menaçait de dégrader notre beau pays. Oh les vilains! Et quelques jours après, c’est l’Europe qui réclamait des millions si on ne s’activait pas un peu avec notre budget. Oui, notre budget. Deux stress en deux jours, c’était donc ça le secret de la réussite??

…(Pour Dexia, on va dire que c’est “pas d’bol” aux communes qui y croyaient encore hein)… 3e stress, en fait.

En tout cas, Di Rupo a pu finaliser un accord, in extremis, grâce à une certaine méthodologie de travail acceptée par tous. J’avoue qu’il a affiché une résistance au stress toute épreuve. Chapeau bas.Je ne devrais pas m’inquiéter des autres négociateurs, étant donné les repas équilibrés qui leur étaient offerts.

Et bizarrement, quand tout va un peu mieux au 16 rue de la Loi, entre 50 et 80.000 belges manifestent…

Je récapitule: Di Rupo annonce un accord un jour, le lendemain, Leterme fait ses adieux (il avait l’air ultra zen au JT), et le surlendemain, les Belges font grève… ah pardon, une petite partie de la population vient “manifester” son désaveu face au “projet d’accord gouvernemental” qui n’est même pas encore officiellement approuvé.. !!! #killmenowplease

(Ne pas oublier de remercier ce valeureux Premier qui se fait lui (aussi) applaudir pour son interminable interim, et son ticket vers une instance un peu plus stable (?), l’OCDE…)

J’ai du mal à m’imaginer un futur gagnant et combatif de la part de la nouvelle équipe gouvernementale. Les enjeux sont énormes. L’économie va mal. La Chambre et le Sénat vont certainement jouer leur rôle, et la N-VA donnera du fil à retordre aux Ministres en place. Le jeu démocratique avec une forte opposition, qu’on l’admire ou non, va certainement pimenter les actions du Premier Ministre. On ne peut que s’en réjouir, à condition que les attaques nationalistes soient un rien constructives et intelligentes. Aucune certitude à ce niveau-là…

Alors que tout le monde va devoir passer à la caisse et se serrer la ceinture, nos politiques, eux, vont devoir continuer à sourire. Élections communales oblige. Esprits apaisés, vous dites?

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Guess who’s George? #euro #greece

Il est définitivement parti, le George. En laissant derrière lui une sacré m*** à son successeur.
George qui, vous dites?
Le désormais ancien premier ministre grec pourra prendre le café à son aise, dans un bar bien éloigné d’Athènes et le payer en drachmes aussi. La popularité de George Papandreou est au plus bas, et bien ternie par son essai manqué de référendum. George a peut-être définitivement dit bye bye à l’Euro…
Merci à Nespresso et au vrai George :)

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Belgium, more jobs?

Suite au décès de Steve Jobs, la célèbre image de l’ancien patron d’Apple reste dans toutes les mémoires: “USA Steve Jobs 1955-2011″, accompagné de son portrait en noir et blanc, visage de face et pouce de la main gauche sous le menton.

Il existe de nombreuses reprises caricaturales de cette image. Les dernières en date étant celles des Premiers Ministres grec, Papandreou et italien, Berlusconi. On appelle cela dans le jargon blogosphérique, la naissance d’un mème, utilisé pour décrire un élément, un phénomène, repris et décliné en masse sur internet (Wikipedia).

Dans notre plat pays, étant donné que nous n’avons toujours pas de gouvernement, et qu’il s’agit presque d’un pari sur l’avenir pour qu’un Premier Ministre apparaisse dans l’AppStore l’hémicycle belge, j’en ai profité pour rajouter ma petite touche personnelle. Yves Leterme étant déjà en partance pour l’OCDE, j’ai préféré adapter le portrait de notre formateur actuel, Elio Di Rupo, et peut-être prochain chef du gouvernement. En cette période de négociation des budgets, des finances et de toutes les astuces entre entités fédérées, la question de l’emploi en Belgique est tout aussi importante que celle des retraites ou de la Sécurité Sociale. La perche était trop belle que pour ne pas la saisir :)

J’espère qu’elle vous plaira !

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Hungary, World of Potentials? #EuTrioHu

Au 1er janvier 2011, la Hongrie va officiellement prendre la présidence tournante de l’Union européenne, après l’Espagne et la Belgique. Dans le cadre ce fameux EuTrio, les trois pays présentent évidemment leurs atouts. Pour ceux qui me connaissent, je ne pouvais pas ne pas en parler…

En début d’année, j’avais eu la chance de rencontrer Cristina Garmendia, la Ministre en charge de la Présidence Espagnole de l’Union européenne. Cela se déroulait au Campus Party de Madrid. Elle nous expliquait que l’objectif ibérique était de promouvoir les nouvelles technologies via la créativité, les sciences et l’écologie. Belle esprit, alors que la situation économique de l’Espagne n’est pas au beau fixe.

La Belgique a, quant à elle, réussi son pari de mener sa présidence à terme, sans aucun gouvernement (200 jours de diète aujourd’hui!). Les félicitations des journalistes français sont d’autant plus appréciables…

Et la Hongrie dans tout ça? Sa présidence apparaît de plus en plus comme un grand mystère. La victoire écrasante de la droite menée par le charismatique Viktor Orbán, a mis un terme à presqu’une décennie de socialisme flanqué de scandales, on ne peut néanmoins pas parler d’opération Mani Pulite non plus! Voici pourquoi (entre autres):

  • Orbán a promis aux Hongrois habitants à l’extérieur des frontières magyares un “passeport européen”, ce qui permettrait aux millions de magyarophones de Roumanie et de Slovaquie principalement, d’accéder à certains privilèges réservés jusqu’à présent aux seuls citoyens européens. A la limite de l’ingérence, ce type d’objectif a tendance à crisper les relations entre lesdits pays… plusieurs pays européens ne sont vraiment pas chauds pour soutenir cette proposition.
  • Des décisions juridiques surprenantes et inquiétantes: Fin septembre 2010, à la veille des élections municipales, la Cour suprême hongroise acceptait la diffusion sur les chaînes nationales d’une publicité anti-Rom. En février 2007 (sous gouvernement socialiste), une proposition de loi autorisait déjà la pornographie de mineurs consentants d’au moins 14 ans, ou encore la création d’une taxe officielle sur les prostituées, l’Etat devenant ainsi un parfait et honnête proxénète devant la loi. La bêtise n’a pas nécessairement de couleur politique…
  • La curieuse gestion de la catastrophe écologique des boues rouges ne va pas rassurer le Parlement européen non plus. Fraichement élu, le gouvernement Orbán refusait toute aide étrangère. Quelques jours plus tard, il dut se rendre à l’évidence que les forces hongroises ne suffisaient pas. Un temps trop tard peut-être?
  • La presse muselée. La dernière loi promulguée aujourd’hui même par le Président de la République va longtemps faire parler d’elle. Ou pas. En effet, en s’attaquant directement à l’essence même de la liberté de parole du journaliste, l’Etat hongrois se donne un plein pouvoir qui ressemble furieusement à s’y méprendre au communisme d’antan. Un virage à droite qui tourne au cauchemar pour la Presse, et qui aura certainement un impact chez les voisins européens. Des dérives seraient à prévoir, l’Europe devra être forte pour les contrer à temps. C’est en tout cas le dernier espoir des journalistes hongrois…

Un peu de positif quand même…

Je m’en voudrais de ne pas rappeler que 2010 a été la consécration pour Pécs, nommée capitale culturelle européenne. Des centaines d’activités ont eu lieu, pour faire découvrir cette petite perle du sud de la Hongrie.

En juillet 2010, une photo géante de 70 giga pixels a été prise à Budapest, un panorama unique et de toute beauté. Tous les amoureux de cette ville (dont moi :) ) l’apprécieront !

Et pour ouvrir le bal de la Présidence hongroise ce 1er janvier 2011, une petite vidéo vantant quelques inventions “du cru”… Boldóg Új Évet Kivánok Nektek* et bonne chance à la Hongrie pour les 6 prochains mois!

 

* Bonne Année à vous tous!

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