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Oh la blague!

l'oeuf et la pouleDepuis le 15 janvier, je n’ai donc plus touché à mon blog. J’ai répondu à quelques commentaires – en retard, certes -, mais sinon rien. Nada. Ce n ‘est pas comme si je manquais de matière. Mais les trois derniers mois ont filé comme la vitesse de l’éclair. Je m’étais juré d’avancer dans mon projet malgache, et de vous conter les quelques concerts que j’ai pu faire ou aller voir. Rien. Ça viendra, mais fixer une date pour une date devient juste plus possible, cher petit blog adoré.

Le paradoxe de ce premier avril, c’est qu’on cherche la (bonne) blague dans tout ça. Le côté “ooh il nous a bien eu celui là”. Ou pas. La mauvaise blague du moment, c’est qu’on ne décolle pas du zéro degré. Et celle-là, je la trouve très amère. Je vois ce soleil inondé mon jardin… au travers de ma porte fenêtre bien fermée. Snif. C’est quand qu’il va arriver ce foutu printemps?

La faiblesse des histoires de météo. Cela n’intéresse que les instagrammeurs sur Facebook, après tout. Image à l’appui. Un blog perso aurait une autre vocation. Au bout de quelques lignes, on devrait pouvoir imaginer, voire reconnaître la personne qui écrit. Les sujets “bateau”, faut éviter à tout prix. C’est juste bon pour ton SEO. En espérant que Google ne change plus son algorithme. D’ailleurs, j’ai bien aimé le post de Mat qui ira peut-être s’acheter une veste sur zalando.be aussi…(oui c’est sponsorisé un peu, et alors?)

Dans le meilleur des cas, ce thème ferait sourciller les piliers de comptoir, habitués d’une ambiance glauque et enfumée d’une arrière salle de café miteux. La cendre s’écrasant au sol dans l’indifférence générale.

Hier, on m’a donc parlé du dernier Gangnam style, version hongroise. Je vous passe les détails.

Hier, j’ai aussi découvert mes neveux et nièces jouer à 3 sur la console Wii du salon, deux sur l’écran télé, le 3e sur la console portable. Me fais vieux, j’ai mis plus d’une minute à capter qu’ils jouaient tous les 3 ensemble… (ne vous regardez surtout pas les enfants, ce serait mauvais pour vos yeux!).

Hier, j’ai vu mes deux nièces entrain de faire marcher une tortue en plastique sur des briques. A la première qui ne mettait pas la brique sous la bonne patte, et hop, tout s’écroulait. Bien plus ludique que Mario, au final. Côté volume sonore, ça rend sourd quand on perd. Y a des choix difficiles parfois :)

Hier, on a mis du temps à cacher les oeufs,… les mêmes que j’ai pu aller rechercher moi-même. Quoi? Ma cachette était trop difficile à dénicher? (aurais-je donc trouvé LE truc que même Google ne pourrait aider à retrouver…? #proud).

Hier, c’était surtout les retrouvailles en famille. Avec les rides sur la peau et le cri des gosses en plus.

Hier j’apprenais la future naissance d’un beau bébé parmi mes potes. Ce doit être le 48e cette année. (On n’est plus à deux/trois gosses près). Et on ne fait que démarrer le mois d’avril. J’ai pris un abonnement frequent baby maternity flyer, j’espère que ça suffira pour le parking gratuit :) ça baigne entre ceux qui l’annoncent le matin de la naissance, et celles qui dévoilent le zgouigoui du petit dès sa 8e semaine. Je n’ai que l’embarras du choix!

Aujourd’hui, on est le 1er avril, et je n’ai aucune blague à proposer. J’attends avec impatience #hum# les récap’ des idioties “drôles” qui ont pollué la journée sur l’ensemble des réseaux sociaux. Qui s’y colle?

 

 

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Pinterest en français: localisons, localisons!

“Localisons! Oui! On ouvre d’abord le site en anglais… et puis on verra!” s’exclame le marketeer en charge du lancement d’un nouveau site. Il découvre ensuite que les visites viennent d’un peu partout, et surtout de pays non-anglophones. “Caramba!”.  Il est donc tenté de traduire son site dans la langue préférée de l’utilisateur. Normal.

Il croit que c’est easy. Il le fera donc lui-même. #fail

Les false friends (faux amis) sont légions malheureusement. Et les néologismes ne se comptent plus. Depuis bien avant le web, des essais parfois réussis, parfois ratés, de campagnes publicitaires, nous avaient habitué à ce genre de coquilles. On pourrait même parler de perles pour certains.

On se souvient du “Juste fais le”, traduction obligée de la célèbre phrase de Nike – Just do it – , en référence à la loi Toubon en France. Un clin d’œil des Guignols, certes, mais qui justifiait à lui seul la difficulté qu’ont les agences à traduire des slogans, des proverbes, des phrases qui veulent tout dire dans une langue, et… rien dans l’autre.

La localisation, c’est déjà en soi, un néologisme. On devrait peut-être parler de transposition, légèrement plus adéquat que la simple traduction. Vous avez peut-être une meilleure idée? suis toute ouïe!

Pinterest est récemment tombé dans le piège avec la version française de son site. On essaie, on cherche. Comment va-t-on dire to pin en français ? Pinner ? Épingler ? Accrocher (au tableau )?
Tout se mélange.

recent activity

Un mélange très moche, non?

pins populaires

Sur Pinterest, nous pouvons donc retrouver tous les pins populaires. Les pins. Je pense aux pin’s. Ce petit bout de métal qu’on arborait fièrement sur sa veste, dans les années ’90… ceux qui le font encore aujourd’hui, ce sont les présidents et ministres. Obama avec son drapeau américain par exemple. Obama American Pin

Le pin’s, cet objet qu’on accroche, qu’on veut accrocheur en fait. Car c’est bien pour attirer le regard de l’autre qu’on le porte. Discrètement. N’en déplaise à ceux qui me diront que c’est uniquement un signe d’appartenance à ceci ou cela. Montrer son appartenance, c’est aussi accrocher l’autre, que ce soit avec un pin’s, un foulard ou des Ray Ban…

Mes souvenirs me font revenir une minute en arrière; les gros badge ACIDE, c’était déjà une sorte de pin’s, non? Un peu plus laid, un peu plus flash. Et surtout, l’ancêtre du smiley :-) Je m’écarte du sujet.

badge ACIDE

Pinnable? c’est Mashable qui s’y colle dans son article sur Gucci. Légèrement douteux, non?

Quant au réépinglage, que dire? A part quelques articles soulignant l’effort francophone de Pinterest, rien sur ce terme barbare. Sauf peut-être celui-ci qui m’échappe encore (j’ai beau le relire!). Il date de juillet 2012 et parle IT, sans aucune mention du réseau social d’images. Belle performance.

réépinglages

réépingler

Après plus de 10 ans dans le métier, je constate encore que la Belgique reste le laboratoire des sites multilingues. Une difficulté supplémentaire en soi. Une richesse aussi. Avec nos 3 langues officielles (le belge, le français, le néerlandais et l’allemand (rarement repris en ligne chez nous)), et la 4e qui devient parfois la première (l’anglais), nous n’y échappons pas. Avant la page d’accueil du site, il y a le choix de langues. C’est comme ça. Le marketeer a peur de vous perdre si, en tant que francophone pur jus, vous tomberiez sur des textes à la Vondel ou Güttenberg. Que ce soit sur MSN, Skynet ou Immovlan.

En page d’accueil de nos sites belges, parfois, l’économie d’échelle veut que des traductions toutes faites issues des Pays-Bas ou de France, y soient injectées telles quelles. Cela se voit et c’est très moche. Pensez à les faire relire par des natifs du pays, ça nous évitera quelques endives dans le texte.

Aujourd’hui, à l’heure de la globalisation, de la simplification des actions en ligne, est-il possible de ne pas tout mélanger, d’éviter les nouveautés linguistiques – risibles parfois-, et de lancer une version correctement optimisée dudit site dans une autre langue, sans se tromper aussi grossièrement?

Localisons, oui, mais localisons bien!

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Pinterest est enfin sur le Google Play d’Android!

Je ne l’attendais plus. Il était présent sur iPhone depuis belle lurette, et les nombreuses fausses applications de qualité ultra médiocres qui existent sur le Google Play d’Android ne faisaient que m’énerver, en allant de déception en déception.

Cette fois, c’est la bonne! Pinterest, que je vous présentais déjà ici, est disponible gratuitement sur le marché des applications Google!

J’ai donc téléchargé l’application cet après-midi, sur mon Nexus S, et dès le premier écran, je sens déjà que je vais apprécier.

La simplicité, tout ce qui a toujours caractérisé Pinterest. L’affichage des images du premier écran, un peu lente, propose par défaut l’ensemble des personnes que je suis (following).

La navigation est hyper intuitive. Vous faites glisser l’écran vers la gauche, et la page avec mon profil personnel apparait. Nombres de followers/following, et les dernières activités en rapport avec mes pins. Un bémol, aucune indication sur l’heure ou le jour de l’activité :( .

Retour à l’écran principal (toujours avec un glissement des doigts sur le téléphone, de gauche à droite cette fois), puis encore une fois pour arriver sur une sorte de dashboard reprenant toutes les thématiques existantes dans Pinterest. 32 thèmes accompagnent les deux premières cases “Everything” et “Popular”.

Ces 3 écrans sont naturellement disponible en haut de l’application, avec la loupe “Search”, le logo Pinterest “retour à la homepage” et l’icône “profil”.

Et puis?… et puis c’est tout.

Vous pouvez créer un pin directement avec l’appareil photo intégré de votre smartphone évidemment.

Mais aussi pinner, liker et commenter les images des autres très facilement. Exactement comme sur la version html classique.

Rien de neuf, mais depuis qu’on l’attendait – elle avait été présentée au Google I/0 cette année, sans aucune précision sur la date de publication!, cette application ne pourra que réconforter les utilisateurs Pinterest qui souffraient de ce manque d’application officielle sur Android.

Et vous, qu’en pensez-vous? Elle vous plaît? Vous vous attendiez à mieux?

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ICRA International goes social!

Hier soir, une réunion web était organisée à propos du site web d’ICRA International – ceux qui me connaissent savent que j’en parle régulièrement.

site web icra international HPICRA, c’est l’acronyme pour International Commission for the Rights of Aboriginal People, en anglais dans le texte. Le but principal étant d’aider, favoriser et faire valoir les peuples oubliés de notre planète. Je ne vous les citerai pas tous, mais je pense aux Karens de Birmanie, aux Emberá Katio et aux U’wa de Colombie, par exemple.

Mini-trip

Je découvre une énorme baraque non loin du centre de Mont-Saint-Guibert. Le quartier semble hyper calme. On me dit que Zavata est présent avec ses autruches et dromadaires pour quelques représentations.

[réflexion] Je n’irai pas le voir, mais j’applaudis encore ces troupes de cirque qui arrivent, tant bien que mal, à se maintenir. Dans l’ère du “tout numérique”, on serait surpris de se dire que voir des animaux exotiques, c’est presque devenu has been. Dommage. [/réflexion]

C’est donc autour d’une bière artisanale, la Poyete, brassée par Jean, notre hôte, que nous discutons des statistiques du site existant.

Les bases

L’écoute, l’explication et le débat: c’est du moins sur ces postulats-ci que je me base lorsque je présente quelques chiffres et analyses statistiques. Mon public, ce sont les passionnés d’ICRA (Hervé, Jean, Caroline, Chris) qui ont les mains dans le cambouis, surtout niveau contenu et qualité journalistique du site (et aussi technique).

Après avoir distingué succinctement une visite, d’un visiteur et d’une page vue, on pouvait attaquer le gros morceau! Ambiance bon enfant, et beaucoup de questionnement. A l’attaque :-)

Les objectifs

Les souhaits de l’association sont multiples et demandent un éclairage pour son adaptation “en ligne”. En gros, ICRA International tend à:

  • augmenter le nombre d’adhésion
  • améliorer la récolte de dons / paiements via internet
  • fournir une information de qualité
  • mettre en avant les différents programmes (Akassa, etc)
  • pousser les pétitions
  • augmenter le nombre d’abonnés à la lettre d’information
  • faire parler de l’association et rendre les actions plus virales
  • créer une boutique en ligne (reléguer au 2d plan car, la demande d’investissement est beaucoup trop importante).

Tout un programme et pour y arriver, il faudra en tout point, augmenter le trafic sur le site. Que ce soit via l’accès aux moteurs de recherche, les mailings, mais aussi les réseaux sociaux, tels que Facebook et Twitter.

Les chiffres

On peut s’émerveiller des chiffres, leur faire dire tout et leur contraire. Il faut surtout garder ses distances, et être très critique. Malgré son trafic peu élevé, le site d’ICRA International score assez bien dans les résultats de recherche. Les mots-clés sont très spécifiques (noms des peuples ethniques, par exemple). Le “long tail” a toute son importance… Cela peut garantir un trafic de qualité sur le site. Ce n’est pas plus mal.

Ecrire le mot-clé Embera katio dans Google mène très vite à ICRA. Le nouveau visiteur sera séduit par la qualité des reportages à ce sujet. Mais, statistiquement, il ne l’est que pour une durée moyenne de 3 minutes, à raison de moins de 3 pages vues par visite… Pour un site d’information, ces données sont donc beaucoup trop faible. Une solution simple serait de rediriger le lecteur vers d’autres articles du même thème, avec des liens en bas de l’article.

Le trafic naturel est quant à lui, élevé (plus de 60% des visites proviennent d’un moteur de recherche), pour presque 20% de visites amenées par des sites externes (referral sites). Le mailing se taille la part du lion et permet, comme souvent, d’augmenter le trafic du site le jour de l’envoi. A ce sujet, je proposais la solution Mailchimp, pas trop couteuse, mais qui permet de donner des statistiques précises sur le nombre d’ouverture et de clics dans les lettres d’info envoyées aux abonnés. Chose qui n’est pas possible aujourd’hui, et contraignant, car l’impact réelle des envois ne peuvent pas être analysés pour de futures améliorations.

Presque 10 ans d’archives

Depuis 2003, le site web d’ICRA archive les articles écrits en ligne et les dossiers diffusés dans le journal IKEWAN. On ne se plaindra pas de la longueur des textes, souvent remis en question sur le web, pour cause de fatigue de lecture. Ici, l’information est complète. Et c’est un luxe indéniable!

Le tout est de le structurer correctement. Classés par date, les articles sont disponibles assez facilement.

Choix du CMS

logo icra internationalCôté outil, le va-tout de l’équipe est de migrer l’ancien vers une nouvelle plateforme Joomla!. Honnêtement, la dernière fois que j’ai utilisé ce CMS (Outil de gestion de contenu / Content management system en anglais), c’était il y a 6 ans, et je ne m’en suis pas vraiment remis. Une expérience usability difficilement convaincante. Dans le contexte de l’époque, WordPress n’étant pas encore l’outil d’aujourd’hui, Joomla! semblait intéressant, avec une communauté active, et donc, plein de plugins disponibles et les questions/réponses qui vont avec.

C’était donc il y a 6 ans. Depuis, j’ai goûté au plaisir de la 1ère installation WordPress. Et de ces nombreuses mises à jour, jusqu’à aujourd’hui. J’ai surtout laissé tomber Joomla!, mais il se pourrait que la communauté soit toujours aussi présente, et que les améliorations UI et design me surprennent. Wait & see.

Mais tout changement de plateforme implique des risques pour le référencement. Garder les urls ou du moins, les rediriger correctement s’il n’est vraiment pas possible de faire autrement. C’est un travail technique qui requiert une certaine attention. J’aurai l’occasion de revenir une autre fois sur la structure du site, étant donné qu’elle n’était pas encore clairement établie à la fin de cette première réunion.

ICRA, what’s in the name!

ICRA est un acronyme utilisé dans le monde entier par beaucoup d’associations et groupes de travail en tout genre. Quelques exemples en vrac:

Je vous laisse donc imaginer la difficulté pour ICRA d’arriver en haut de la liste des résultats.Au niveau mondial, le mot ICRA est largement utilisé… en Turquie, il désigne l’exécution, la performance. icra müdürlüğü veut dire Directeur exécutif. Cette recherche écrase logiquement toutes les autres.(source Google Insight)

ICRA_turquie_map

Et les médias sociaux dans tout ca?

Comme le nom n’était finalement pas si original que ça, sur une échelle mondiale, il fallait réagir autrement pour le mettre en avant intelligemment. L’avènement des réseaux sociaux m’a vite mis la puce à l’oreille, et c’est la raison pour laquelle je repère régulièrement les “nouveaux” réseaux. J’en profite pour réserver le nom ICRA partout où c’est possible.

Un problème de marque? Non, pas vraiment. ICRA International existe depuis longtemps, et les nombreuses autres associations homonymes n’ont jamais rien tenté pour récupérer l’acronyme, par ailleurs, sur d’autres plateformes.

Concrètement, ICRA, et ses 4 lettres très pratiques et reconnaissables, est donc présent sur les réseaux sociaux suivants;

 

Pour les deux derniers, c’est une présence passive, car le temps empêche de tout mettre à jour en permanence. Google+ n’accepte toujours pas la mise en ligne automatisée des articles via un feed RSS…

Si vous estimez qu’il manque un réseau social particulier pour ICRA (je pense à des réseaux sociaux ayant pour thème les associations, s’il en existe), faites le moi savoir, merci!

(Il y a encore des millions de choses à raconter sur ce site, mais si vous arrivez déjà jusqu’ici, c’est que vous avez eu la patience de tout lire :-) – to be continued donc… ! )

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Haren en fête, oui. Mais Bruxelles en questionnement.

 

L’opportunité était trop belle pour ne pas la souligner. Bruxelles a mis en avant ce weekend de nombreux quartiers, pour faire valoir leur richesse locale. Une aubaine pour présenter les particularités du village de Haren.

Mais que se passe-t-il à Haren pour le moment?

Après avoir passé un excellent weekend découverte sous le soleil (lire mon article ici), les habitants du village sont confrontés à un problème de taille: le conseil communal serait entrain d’avaliser un projet colossal: l’implantation de la toute nouvelle prison de Bruxelles.

Les informations n’arrivent qu’au compte-goutte malheureusement, on dirait même que ce flou artistique convient à la majorité en place.

Petit rappel des faits

Suite aux problèmes criants de surpopulations carcérales à St-Gilles, Forest et Berkendael (pour femmes), la Ville de Bruxelles a (trop?) rapidement proposé la construction d’un tout nouveau complexe sur son territoire, à Haren (qui fait historiquement partie de la Ville de Bruxelles depuis environ 90 ans).

Zone naturelle du Keelbeek

Zone naturelle du Keelbeek

Face à certaines interpellations de l’opposition (MR et Ecolo), le Bourgmestre Thielemans a du mal à clarifier sa position. Pourquoi le choix s’est-il porté uniquement sur Haren? Il y a d’autres terrains disponibles en Région Bruxelloise, pourquoi ne pas les avoir proposés?

La peur et les craintes s’installent évidemment. Une sorte d’échec avant l’heure. Se sentir amoindri avant même que les plans ne soient définitivement validés, tout cela à cause d’un manque certain de communication de la part de nos élus locaux.

Qui dit crainte, dit questionnement. L’absence de réponses empêche de rassurer la population. Les rumeurs vont donc bon train. Et comme si ce projet semblait inéluctable, on se rattache à tout ce qu’on peut, pour ne pas sombrer dans une certaine désillusion.

C’est ainsi que, sur base de “rumeurs rassurantes”, nous apprenions il y a deux mois que la prison s’installerait en lieu et place des anciennes usines Wanson, le long du boulevard de la Woluwe, qui limite Haren (Région bruxelloise) et Diegem (Région flamande).

(On n’est pas content d’avoir la prison, mais au moins, elle restera à l’écart des habitations).

Changement de décors depuis une bonne dizaine de jours; la Régie des Bâtiments nous confirme l’implantation de la future zone pénitentiaire sur l’ensemble du Keelbeek, soit un maximum de 18 ha de nature et de biodiversité jusqu’à présent préservée en Région bruxelloise, et qui disparaitrait d’ici 3 ans, le temps de la construction des bâtiments.

Un comble, non? La disparition de ce poumon vert ne semble pourtant pas choquer la majorité PS-CDH.

On ne le dira jamais assez, mais Haren est un village qui a des ressources naturelles de qualité. Si le collège échevinal souhaite développer une politique environnementale durable et cohérente dans la ville (en ce compris Haren, Neder-Over-Hembeek et Laeken), la question de l’emplacement de la future prison doit être rediscutée.

De 1.200 à 2.000 prisonniers

Dans le meilleur des cas, 1.200 condamnés viendront purger leur peine dans la nouvelle prison. 1.200, pour une population ne dépassant pas les 4.500 âmes. Vous imaginez la proportion?

Ce chiffre m’effraye, personnellement. On pourrait traduire cette prison comme un nouveau quartier fermé, dans le village. Je parlais de l’implantation de l’OTAN il y a quelques années ici, la prison de Bruxelles va probablement engendrer les mêmes débats de mobilité, d’adéquation avec les besoin des habitants, et de qualité de vie.

Nous avons droit de nous inquiéter de l’avenir du bien-être du village et de ses habitants (mais si possible, pas dans le vide…).

Des questions, des accusations… mais surtout, une demande d’actions politiques réelles

Que dire à propos de cette sourde absence de réponses, et ce cynisme dégradant l’espace de vie d’un village tel que Haren? Une totale incohérence dans les projets à moyen et long termes à Bruxelles empêche tout type de politique de développement.

ferme du Castrum

ferme du Castrum

J’accuse? oui, j’accuse un manque d’information, un manque de solidarité envers les habitants, un manque de cohérence de la part du politique.
Bruxelles a besoin de se défendre. Accueillir une prison ne se fait pas sans mal. Une étude approfondie des risques et des besoins de mobilité, accompagnée d’une écoute réelle des craintes de la population, doit permettre d’offrir un projet plus adapté.

Si le choix de Bruxelles se porte sur Haren, en raison des capacités de terrains à bâtir, il sera indispensable de communiquer et prendre en compte les demandes légitimes de la population locale. Est-ce déjà trop tard?

Chers politiciens de la majorité bruxelloise, ne faites pas de Haren un espace de non-vie. Ce village a tout à gagner de jouir d’une politique globale bruxelloise.

A vous de jouer. Pour garantir le bien-être de Haren et ses habitants.

Je note au passage que seul Hamza Fassi Fihri (CDH) est venu représenter la majorité échevinale [rectificatif, l'échevin CDH de l'urbanisme était aussi présent, Christian Ceux]. Aucun élu socialiste à l’horizon (même pas Karine Lalieux que j’étais prêt à saluer pourtant). Du côté de l’opposition, j’ai pu longuement discuter avec Marie Nagy (Ecolo), Geoffroy Coomans et Alain Courtois (MR) par ailleurs. Des membres du FDF étaient également bel et bien… en campagne aussi (dans tous les sens du terme :-) .

Et si Haren devenait un véritable enjeu politique pour les communales d’octobre 2012?

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La Couronne du Balaton bientôt en circulation

La région du lac Balaton en Hongrie est prête à utiliser sa propre monnaie locale, la Couronne du Balaton !

Les premières impressions de billet ont débuté ce vendredi 27 janvier 2012, et leur mise en circulation est prévue pour mars. Plusieurs localités de la région du Nord du Lac Balaton vont donc prendre part à cette expérience de monnaie locale, à savoir: Balatonalmádi, Balatonfüred, Várpalota, Nemesvámos, Litér et la célèbre presqu’ïle de Tihany. Le tout soutenu par la banque hongroise, Kinizsi Bank.

Le bourgmestre Gyula Porgla (du parti Fidesz, le même que le Premier Ministre Viktor Orán) précise que “cette monnaie n’est peut-être pas la première au niveau local, mais c’est certainement la plus belle”.

(jugez vous-même) :p

Balatoni korona

la Couronne du Balaton (via hvg)

Plusieurs questions sont soulevées sur divers blogs hongrois, entre autre, celle du choix du nom. En effet, la Couronne était la monnaie officielle de l’empire Austro-Hongrois de 1892 à 1925. Ce rapprochement pose problème, à l’heure où le gouvernement Orbán réécrit la Constitution du pays, en imposant plusieurs notions ayant traits à la Chrétienté. Depuis 1925, c’est le Forint (ou Florin) qui redevient la monnaie nationale hongroise jusqu’à aujourd’hui.

Sopron, en région frontalière à l’Autriche, possède déjà son “kékfrank” (le franc bleu), émis depuis avril 2010. Une autre monnaie locale, le Taller de Rába est également disponible depuis janvier 2011.

Toutes ces émissions de monnaie locale, cela fait un peu désordre face à l’Euro – qui est bien loin d’arriver dans les porte-monnaies hongrois…

 

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Le Smart Move du jour: achat de la carte de 10 voyages (avant augmentation)

Comme chaque année en date du 1er février, la STIB (Société des Transports Intercommunaux de Bruxelles) nous facture un peu plus cher son voyage sur ces lignes. La crise en Grèce ne nous aidant pas (la faute aux Grecs, bien entendu), chaque centime préservé fait partie d’une décision mûrement réfléchie de ma part, et copiée par beaucoup de Belges sous le nom élégant de l’épargne. (elle se fait rare, qu’on se rassure).

En ce mardi 31 janvier, dernier jour pour souhaiter la Bonne et Heureuse Année 2012 (ça, c’est fait), j’ai été dire bonjour à une de ces splendides bornes MOBIB. Cette fois, j’ai eu beaucoup de chance: la borne fonctionnait. N’y voyez aucune ironie, les nouvelles machines révolutionnaires répondent rarement au passage de la carte de banque, et empêchent souvent d’inscrire son code secret (les claviers abimés sont légions). Embêtant quand il s’agit d’un point de vente censé générer beaucoup de sous.

carte stibCe matin, j’ai donc fait face au défi MOBIB. Pour deux cartes de 10 trajets, soit 25 euros au total. 1.000 francs belges pour les plus vieux. Ce qui me revient à “seulement” 50 BEF (ou € 1,25) le voyage. Offre d’achat valable jusque ce soir minuit. Car demain, la STIB nous assure une amélioration de leurs services augmentation de tarifs. Noël avant l’heure. Ou après.

Soit.

Chers voyageurs stibiens, chers transportés du lundi au vendredi matin, chers refroidis de l’aubette d’en face, chers releveurs de défis quotidiens, bravant les correspondances, les courses, les chutes, les chauffeurs qui ne vous voient pas….Dès minuit UNE cette nuit, la carte de 10 trajets s’arrondira à 13 euros. TREIZE euros (tremblez seulement, le saint sacrement se trouve ici en page 14!).

Cette coutume de février compte-elle s’arrêter un jour? ça commence à devenir très long

Ps: Et dire que depuis septembre 2011, on n’a même plus de quoi tirer le Flausch (#okje–>)

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Quelques mots sur Hortobágy…

On peut parler des heures de la Hongrie en ce moment, mais difficile de lire quelque chose de positif… comme vous le savez sans doute , si vous me lisez depuis longtemps, j’adore évoquer ce beau pays. Ses richesses culturelles, artistiques et naturelles sont multiples.

Aujourd’hui, je suis tombé sur une vidéo très intéressante. Un assemblage de film datant de 1936 (selon la description Youtube), impossible de vérifier avec exactitude. Il s’agit d’une présentation des cavaliers de la région de Hortobágy, nom donné à la fois à un village, et à 800km² de parc national (le plus grand de Hongrie). Une certaine tradition de l’homme avec la nature y existe depuis plusieurs siècles. Avec la petite musique d’époque, on s’y croirait presque ^^ – ceci ne fait pas de moi un nostalgique du pays, mais j’apprécie ce genre de document d’époque. Donc je partage :)

Hortobágy et son lac Tisza

Parc National de Hortobagy

le village des Hérons, Parc National de Hortobágy

Créé en 1973, le parc national de Hortobágy est classé patrimoine de l’humanité par l’UNESCO depuis 1999, entre autre pour la conservation des coutumes locales. Situé à l’Est de la Hongrie, ce parc fait partie de la Grande Plaine Hongroise, la Puszta. Une région splendide qui mérite d’être visitée une fois dans votre vie, croyez moi.

J’ai eu la chance de découvrir le lac Tisza en juillet 2007. Ce paysage splendide est néanmoins difficile à traverser à la barque. Le propriétaire du petit bateau, malgré ses 20 ans d’expérience, restait très prudent. En effet, cette immensité d’eau inonde des milliers d’arbres. Seules quelques branches osent sortir de l’eau, accueillant ainsi les nombreux nids de cormorans, animal considéré comme le fléau de la région.

L’oiseau construit son nid sur la cime de l’arbre. Mais le poids de l’œuf brise la jeune branche, et empêche l’arbre de grandir. Ce rituel est quasi éternel, laissant l’arbre condamné à jamais dans sa prison d’eau.

Le lac Tisza accueille aussi le plus grand village de Hérons de tout le pays. De toute beauté.

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Une vraie goulash froide…

Je n’avais plus écrit un mot à propos de la Hongrie depuis un an sur mon blog. Dégouté par les débilités politiques qui s’y jouent. Au début, je les notais, j’en rigolais un peu. Maintenant, cela me dépasse.

Parlement hongrois

Parlement - Budapest

Je tente ici un petit tour de l’actualité sur place, suite aux nombreux changements effectués par l’équipe de Viktor Orbán, le premier ministre hongrois. La presse internationale en parle beaucoup. Et vu les réformes en cours, ça ne risque pas de s’arrêter. La liberté menacée de la presse, la remise en question des fondements démocratiques, la position dominante d’un parti quasi unique au pouvoir (le Fidesz, soutenu par Jobbik), et une poussée violente d’un extrémisme radical sont des thèmes tendancieux qui confirment des années de marasmes économique et social qui n’en finissent plus. Les dirigeants actuels étant prêts à faire feu de tout bois pour s’accaparer une confiance aveugle de la population, avec des idées malsaines et nauséabondes; un repli identitaire dangereux, dramatique et en contradiction flagrante avec les valeurs européennes.

Ces 60 dernières années ont connu différents “printemps”, vers une délivrance, une liberté des peuples. La Hongrie serait-elle entrain de devenir un nouveau laboratoire des extrêmes? Une perte de mémoire collective empêcherait la population d’y voir clair? Qu’aurait dit/fait Lajos Kossuth, héros de la révolution de 1848 face à l’Empire? Et Imre Nagy, Premier Ministre opposé aux idées de Moscou et exécuté deux ans après la révolte de 1956 contre les Communistes, aurait-il pu imaginer ce scénario catastrophe?

Lajos Kossuth

Lajos Kossuth

Tout deux ont combattu pour les libertés d’opinion en Hongrie. De nombreux monuments, des lieux publiques, des rues et avenues portent aujourd’hui leur nom. La fierté de tout un pays. Et aujourd’hui…. comment dire… … … #fail ?

Une vraie goulash froide…

Cette soupe hongroise, tintée de haines, de xénophobies et de délations, est de très mauvais goût. D’abord pour les habitants du pays eux-mêmes. La crise sans précédent qui les frappe creuse chaque jour un fossé de plus en plus large entre les “très riches”, et la classe moyenne qui se paupérise à vue d’œil. Les slogans anti-roms ajoutent un goût amer à la goulash. Et les moins nantis, obligés de mendier pour survivre, sont priés de quitter le territoire des grandes villes (Budapest principalement), sinon l’amende – et les coups – suivent. S’en suit également une lourde loi qui sanctionne rétroactivement plusieurs élus ou anciens élus socialistes, pour leurs “crimes communistes” commis jusqu’en 1989.  Une sorte de pied-de-nez revanchard totalement anachronique. La voix est presque libre pour Orbán, car à côté de cela, il a déjà placé ses pions dans (presque) toutes les institutions importantes de l’Etat. Toute sauf la Banque Nationale Hongroise, dirigée par András Simor, fervent opposant au Premier Ministre (mais jusqu’à quand?).

Rajoutez à cela le changement de dénomination officielle, passant de la République de Hongrie à la “Hongrie”, avec référence religieuse: “Que Dieu bénisse les Hongrois”. Inodore, presque incolore, mais qui va titiller les esprits des fans de Saint-Etienne…

Fini les mariages homosexuels, fini l’avortement, et j’en passe. Ça bout déjà.

Pire. Cela déborde de tous les côtés. Ce qui se joue actuellement à Budapest pourrait aussi crisper les relations avec les pays limitrophes. La Slovaquie et la Roumanie risquent gros. Le retour à la “Grande” Hongrie rêvée par certains. Une sorte de “revival” qui profite aux mouvements d’extrême-droite. Du pain béni pour Viktor l’Autoritaire et sa politique sécuritaire. En jouant un jeu de séduction depuis plus de 10 ans avec les Sicules (Hongrois de Roumanie vivant majoritairement en Transylvanie), Orbán pourrait espérer beaucoup de leur part.

Les manifestants déplorent une gouvernance despotique sans vision d’avenir, détruisant toutes les richesses du pays. Malgré une taxation hyper élevée (la plus haute en Europe), la déroute est manifeste.


Quant aux médias nationaux, ils sont muselés depuis un an par le pouvoir en place. De lourdes amendes sont déjà tombées (Klubrádio, principale radio d’opposition a du mettre la clé sous le paillasson). Deux journalistes ont entamé une grève de la faim depuis plusieurs jours, pour dénoncer ces excès. Ils ont été licenciés manu militari. Cela ne les empêche pas de continuer leur combat, et de rassembler une foule importante dans les rues de Budapest, hier soir encore. Les journaux d’états en ont parlé 1 minute en milieu de JT. La BBC en a fait son headline pendant plus de 10 minutes…. triste contraste.

Le Premier Ministre de cette “nouvelle” Hongrie va devoir poser des actes forts envers les Hongrois, pour éviter le pire. Mais ses derniers propos sur les aides financières du FMI et de l’Europe n’enchantent personne. Même Hillary Clinton a tenté de le calmer… Les agences ont encore dégradées la note du pays, les indicateurs économiques mènent tous vers un constat de faillite virtuelle du pays. Jusqu’où ira Viktor Orbán?

Autres liens utiles:

 

photos: ZJ – Parlement & Kossuth

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2011-2012-… tu fêtes ou pas? en tout cas, fais au moins ceci!

2012Quoi, tu fêtes pas la Saint-Sylvestre, toi? C’est pas une fête, c’est juste une occasion supplémentaire de se bourrer la gueule entre amis et d’aller rendre visite à ses (grands-)parents le lendemain, pour assister à la Xème représentation de Casse-Noisette, la gueule de bois en prime…

Si tu ne fêtes pas, tu vas rester chez toi un samedi soir? qu’on soit le 31/12 ou pas, c’est samedi soir bordeyl ! Faut se remuer le popotin quoi.

Si tu es dans le mood “j’ai pas d’amis”, ouvre tes events Facebook et constate (juste constater!) le nombre d’events où l’ami du pote du voisin de ton ancien kot t’invite à la MEGA PAAAARTY OF ZE YEAR. Où la réouverture exceptionnelle du bar du pêcheur en bord de Semois. A les lire, ils t’y attendent tous! TOUS. Et uniquement le 31/12 au soir. Tu les connais peut-être pas, mais t’as pas le choix, tu dois y être! Sinon, t’as raté ta life quoi. Mais le don d’ubiquité c’est pas pour demain non plus (enfin, si, peut-être en 2012..).

Donc, tu pleurs dans ton coin. T’as pas d’idées. Tu fais de ton rebelle. Tu veux pas fêter. Pas faire comme tout le monde. Mais tu t’emm** grave. Ben oui, voir tout le monde se préparer, s’aguicher comme pour aller danser un samedi soir. Oh wait?! ben oui, c’est samedi soir quoi.

Donc, tu réponds “Non” à certains events, et “Peut-être” à d’autres (honnêtement, c’est quoi qui te fais hésiter?). Mais pas un seul “Oui”. Nada. Rien. (trop engageant, j’imagine).

Un doute s’installe.

Dernière semaine avant le passage à l’an neuf. A part les nouvelles taxes, tu te demandes encore ce qu’il y aura de si “nouveau” à partir du 1er janvier, mais soit. 7 jours pour stresser. Vraiment stresser. Ne pas savoir ce que tu feras samedi soir. (Les jambes tremblent. La sueur coule du front.) Non, faut pas déconner.

Il FAUT déconner.

D’abord tâter le pouls du public. Hop, un statut Facebook/Twitter pour connaitre les tendances de chacun – c’est vrai, finalement, les copains qui y répondent, y a rien de plus vrai et sincère. (n’est-ce pas les zamis?)

Premier constat; beaucoup de monde hésite, ne sait pas, prévoit bien quelque chose, mais pas sûr si…, etc… (ca ne t’aidera pas des masses dans ton choix). Une soirée slave dans les hauteurs moscovites liégeoises? mmh, tentant.

Deuxième constat; comme souvent sur un wall FB, ça part en vrille :) Quoi? un confcall Skype dès 23.30 samedi? “Je suis partant” – “Moi aussi” – “I’m in!!”… -__- Non, tu ne rêves pas, ça marche. C’est pour déconné, certes. Mais il faudra brancher la webcam samedi soir. 12 geeks derrières leurs écrans respectifs entrain de siffler une bouteille de bulles. (Puis, tu compares les bouteilles évidemment).

Troisième constat: Seul avec ta webcam, un samedi soir, alors que ton voisin mettra la musique à donf’? Impensable… Toi aussi, tu feras péter les basses! Tu envoies un mail à tous tes potes, t’en parles autour de toi. Bref, tu te fais l’organisateur de ta propre soirée Saint Sylvestre quoi.

Quoi? quoi?

Quoi, tu fêtes pas la Saint-Sylvestre, toi? C’est pas une fête, c’est juste une occasion supplémentaire de se bourrer la gueule entre amis et d’aller rendre visite à ses (grands-)parents le lendemain, pour assister à la Xème représentation de Casse-Noisette, la gueule de bois en prime…

Ben non. Cette année, on annonce un 31 décembre particulièrement doux. Vous allez peut-être entamer 2012 tout seul à la maison, devant votre webcam, entre amis au restaurant, en boite, ou en champagne sur la Grand-Place. Vous serez soit au chaud, soit entouré d’amis.

Ben non. Ce ne sera pas le cas de tout le monde.

Changement de décors

Il y a deux ans, Sad et moi avons participé à une distribution de plats au centre communal de Woluwé-Saint-Lambert. On aurait aimé remettre cela cette année, mais nous nous y sommes pris trop tard, et les listes de bénévoles étaient déjà complètes.

En Belgique, 50.000 personnes vivent sans domicile fixe.

Pour marquer une solidarité qui ne s’affiche pas nécessairement tous les jours sur un wall facebook, je vous propose donc de simplement lever TOUS votre 1er verre virtuel de 2012 à toutes ces personnes qui n’ont rien. Ni un toit, ni un proche. Et de leur souhaiter, ne fut-ce qu’en ligne, une meilleure santé en 2012.

Comment faire?

Au delà des pensées, les gestes… L’initiative de Mélanie Chamaah “Le Web a du Coeur” me touche particulièrement, et aux cotés de plusieurs noms bien connus du paysage web belge, je vais également participer à cette récolte de fonds, destinées aux Restos du Cœur.

Soulignons aussi l’éternel “succès” de l’action “boites à chaussures”, un peu partout dans le pays.

Que 2012 puisse apporter la santé et le réconfort dont on a tous besoin. Bonne année à vous.

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