.my world, my passion, my life.
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12 mois de passions – 2012 baisse le rideau.

Des rires, des pleurs, des pertes, des retrouvailles, des conneries, des projets, des découvertes, des voyages, des chansons, des stigmates, des plaies réouvertes, des départs précipités, des inquiétudes aussi. Des passions surtout.

Puis, la joie de pouvoir se dire qu’on pense, qu’on réfléchit. Vivre et sentir l’amour de son entourage. Partager des moments uniques avec sa famille et entre amis. Les retrouver surtout. Par passion.

Revoir des artistes. Se dire qu’on peut faire comme eux. Composer des chansons, intégrer un nouveau groupe, jouer sur scène. Ma passion musicale.

S’interroger sur le monde. Exprimer des craintes sur ces “choses” qui changent, cette crise qui nous observait en 2011, qui nous a fait peur en 2012 et qui tend à nous ruiner en 2013. Et qui risque de nous museler à jamais. Et éteindre la passion.

Ce petit texte retrouvé au dos d’une mignonnette donne raison à ma passion.

passions

En 2012, le fruit de mes passions se retrouvait dans de la goulash froide et du twiramisu;
En duo, en groupe, ou en solo: une reprise de Leonard Cohen et une création qui m’a valu un disque d’or quand même!

Hallelujah

Haren

Des projets plein de passions comme Icra, Haren, Ultragonzo 2.0, Movember, Cachaï et j’en passe.

Des découvertes passionnantes comme Pinterest, Madagascar  (avec une suite et fin, promis! :) ), Berlin et Briquemont, entre autre.

Lémurien de Ranomafana (Madagascar)

Lémurien de Ranomafana (Madagascar)

 

Promo bouquin Allemagne

J’ai même été démasqué en Allemagne pour la promo de mon bouquin…

Des départs, beaucoup trop nombreux et toujours injustes. Ne me parlez pas de bipolarité ni de cancer…

Des déménagements, des naissances, des arrivées (un chat à la maison? oui, c’est fait!)

Et encore de la musique avec Dead Can Dance, Tori Amos, Rammstein, Deadstars, Radiohead, les Stone Roses, the Vaccines, (et encore plein d’autres au Sziget Fesztival de Budapest, à l’Ancienne Belgique, au Botanique, au VK, etc…)

Tarja Turunen à l'AB

Tarja Turunen à l’AB

Garbage

Garbage à Luxembourg

Austra au VK

Austra au VK

Therapy? à l'AB

Therapy? à l’AB

Shearwater au Bota

Shearwater au Bota

Julie Doiron au Bota

Julie Doiron au Bota

Wim Mertens à l'AB

Wim Mertens à l’AB

Matt Crosby au Botanique

Matt Corby au Botanique

the XX à Budapest - Sziget

the XX à Budapest – Sziget

2013 va devoir être plus joyeux que cela. Et cela ne pourra pas se faire sans passion, sans projets, sans amis, sans famille, sans interactions sociales, sans échanges culturels, intellectuels, sans rencontres, sans nouveautés, sans liberté, sans peine aussi – restons les pieds sur terre.

J’ouvre les yeux. Il est bientôt minuit. Il est temps de se préparer. Le spectacle prend place. Les artistes aussi. Peu importe où je me trouve, 2013 sera synonyme de bien-être. Allez hop, que le rideau se lève!

(et bonne année 2013 à vous tous).

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Movember with me, please!

movemberPlus que 5 jours et j’aurai réussi mon pari. Celui de tenir 30 jours avec une moustache.

Rasé de près le 01 novembre dernier, je la laisse pousser pour une bonne cause. Ce n’est pas une blague. Ce n’est pas une moustache de tapette non plus. Non! C’est une moustache qui va rapporter gros. En plus de votre sympathie, elle ramènera des dons (des sousous en euros) pour appuyer la recherche médicale contre le cancer de la prostate.

Faites vos dons ICI!

Le rapport avec la moustache? A priori aucun. Si ce n’est que l’action Movember, née en 2010, connaît un succès croissant!

Donc, même si je me fais nommer d’Artagnan pendant 30 jours, je suis ravi d’exhiber mon poil pour la cause :)

L’année prochaine, on pourrait le refaire, en mode “Milking”?

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Pinterest en français: localisons, localisons!

“Localisons! Oui! On ouvre d’abord le site en anglais… et puis on verra!” s’exclame le marketeer en charge du lancement d’un nouveau site. Il découvre ensuite que les visites viennent d’un peu partout, et surtout de pays non-anglophones. “Caramba!”.  Il est donc tenté de traduire son site dans la langue préférée de l’utilisateur. Normal.

Il croit que c’est easy. Il le fera donc lui-même. #fail

Les false friends (faux amis) sont légions malheureusement. Et les néologismes ne se comptent plus. Depuis bien avant le web, des essais parfois réussis, parfois ratés, de campagnes publicitaires, nous avaient habitué à ce genre de coquilles. On pourrait même parler de perles pour certains.

On se souvient du “Juste fais le”, traduction obligée de la célèbre phrase de Nike – Just do it – , en référence à la loi Toubon en France. Un clin d’œil des Guignols, certes, mais qui justifiait à lui seul la difficulté qu’ont les agences à traduire des slogans, des proverbes, des phrases qui veulent tout dire dans une langue, et… rien dans l’autre.

La localisation, c’est déjà en soi, un néologisme. On devrait peut-être parler de transposition, légèrement plus adéquat que la simple traduction. Vous avez peut-être une meilleure idée? suis toute ouïe!

Pinterest est récemment tombé dans le piège avec la version française de son site. On essaie, on cherche. Comment va-t-on dire to pin en français ? Pinner ? Épingler ? Accrocher (au tableau )?
Tout se mélange.

recent activity

Un mélange très moche, non?

pins populaires

Sur Pinterest, nous pouvons donc retrouver tous les pins populaires. Les pins. Je pense aux pin’s. Ce petit bout de métal qu’on arborait fièrement sur sa veste, dans les années ’90… ceux qui le font encore aujourd’hui, ce sont les présidents et ministres. Obama avec son drapeau américain par exemple. Obama American Pin

Le pin’s, cet objet qu’on accroche, qu’on veut accrocheur en fait. Car c’est bien pour attirer le regard de l’autre qu’on le porte. Discrètement. N’en déplaise à ceux qui me diront que c’est uniquement un signe d’appartenance à ceci ou cela. Montrer son appartenance, c’est aussi accrocher l’autre, que ce soit avec un pin’s, un foulard ou des Ray Ban…

Mes souvenirs me font revenir une minute en arrière; les gros badge ACIDE, c’était déjà une sorte de pin’s, non? Un peu plus laid, un peu plus flash. Et surtout, l’ancêtre du smiley :-) Je m’écarte du sujet.

badge ACIDE

Pinnable? c’est Mashable qui s’y colle dans son article sur Gucci. Légèrement douteux, non?

Quant au réépinglage, que dire? A part quelques articles soulignant l’effort francophone de Pinterest, rien sur ce terme barbare. Sauf peut-être celui-ci qui m’échappe encore (j’ai beau le relire!). Il date de juillet 2012 et parle IT, sans aucune mention du réseau social d’images. Belle performance.

réépinglages

réépingler

Après plus de 10 ans dans le métier, je constate encore que la Belgique reste le laboratoire des sites multilingues. Une difficulté supplémentaire en soi. Une richesse aussi. Avec nos 3 langues officielles (le belge, le français, le néerlandais et l’allemand (rarement repris en ligne chez nous)), et la 4e qui devient parfois la première (l’anglais), nous n’y échappons pas. Avant la page d’accueil du site, il y a le choix de langues. C’est comme ça. Le marketeer a peur de vous perdre si, en tant que francophone pur jus, vous tomberiez sur des textes à la Vondel ou Güttenberg. Que ce soit sur MSN, Skynet ou Immovlan.

En page d’accueil de nos sites belges, parfois, l’économie d’échelle veut que des traductions toutes faites issues des Pays-Bas ou de France, y soient injectées telles quelles. Cela se voit et c’est très moche. Pensez à les faire relire par des natifs du pays, ça nous évitera quelques endives dans le texte.

Aujourd’hui, à l’heure de la globalisation, de la simplification des actions en ligne, est-il possible de ne pas tout mélanger, d’éviter les nouveautés linguistiques – risibles parfois-, et de lancer une version correctement optimisée dudit site dans une autre langue, sans se tromper aussi grossièrement?

Localisons, oui, mais localisons bien!

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Tori Amos en répétition générale au Bozar

Tori Amos - Gold Dust Tour 2012Oui, titre évocateur. Vous ne vous trompez pas. J’ai bien assisté au concert de Tori Amos au Bozar ce mardi 02 octobre 2012 dans la superbe salle Henry Le Boeuf du Bozar.

Alors c’est quoi ce titre? Une répétition générale? C’est une blague je suppose…

Pas du tout! Après avoir mangé des formidables sushis avec mon amoureuse sur un banc du Parc Royal – expérience chaudement recommandée! -, la soirée continuait au Bozar avec Maïté et sa collègue, avant de retrouver Marie et Jérémie qui nous faisaient signe depuis l’autre bout de la salle.

Côté scène, le piano de Tori Amos se situait dans le dos du chef d’orchestre, prêt à manœuvrer la cadence des dizaines de musiciens classiques du Metropole Orchestra.

Côté public, on sentait bien une certaine excitation. [itsucks] Je passe les détails des spécialistes de la discussion de salon PENDANT le concert, de l’autre fille qui a tout filmé avec son iPad (oui oui… une autre forme de misère intellectuelle, je suppose), de la nana derrière moi qui prenait des photos avec le superbe son de son APN, avec flash bien entendu. [/itsucks] Bref.

Un souhait commun: la certitude que Tori vienne nous émerveiller. Qu’elle joue debout, assise, couchée (non, c’est pas Lady Gaga non plus), elle va… elle va… nous faire vibrer à chaque note. C’est du moins tout ce que l’on souhaitait d’elle.

La belle rousse entamait donc sa tournée The Gold Dust Orchestral Tour la veille à Rotterdam, la playlist se trouve sur son site officiel.

Il est vrai qu’on avait plus souvent l’habitude de la voir seule avec ces claviers. Entourée de violons, cello, contrebasses, percussions et autres instruments à vent, ça donne un cachet majestueux. J’étais curieux. Très curieux.

A peu de choses près, l’ensemble de protocoles du classique ont été respectés;

  • La cloche sonne dans la salle Henry Leboeuf. Les festivités vont pouvoir commencer.
  • Les musiciens entrent en premier. Ils règlent leur son, s’accordent.
  • Le chef d’orchestre les rejoint. Applaudissement de circonstance.
  • Quelques secondes plus tard, Miss Amos se dévoile, tout sourire face à un public déjà debout, déjà conquis.

Tori nous salue. Elle est visiblement heureuse d’être ici. Premier choc; ses lunettes. Et bien oui, c’est qu’on vieillit tous évidemment. Deuxième choc; son ‘costume’… je ne souhaite pas être trop critique. Mais pourquoi avoir choisi un costume à tendance clownesque. Nous sommes invités à venir voir un orchestre avec une “singer-song-writer” d’exception. Et voilà que cette myriade de couleur fait mal aux yeux.

Tori Amos live Bozar Brussels

Les premières chansons défilent. L’artiste prend ses marques. On la sent nerveuse par moment. Ces mimiques, consistant à sourire et à vouloir fixer le public à sa droite, sont trop automatiques et peu enclines à la libérer de son morceau. Un stress qui se reflétait dans ses gestes et les regards incessants avec le chef d’orchestre.

Sans lui, elle était perdue. C’était du moins le sentiment que cela donnait.

Après trois morceaux joués parfaitement, elle nous sourit, se retourne et enlève ses lunettes quelques minutes, admettant elle-même que c’est bien plus agréable ainsi. Elle se sent obligée de suivre les partitions, note après note, et sa paire de verre lui est juste indispensable. Quand je vous parlais d’une répétition générale…

L’album Gold Dust revisite des chansons existantes du répertoire de l’américaine. Les arrangements – très beaux dans l’ensemble – ne me parlaient pas trop au début. Il a fallu attendre Hey Jupiter et enfin, Winter, une chanson qui me donnera toujours des frissons, pour que la manœuvre orchestrale finisse la première partie en toute beauté.

Un interlude musical nécessaire, tant pour nous que pour les musiciens. Il fait très chaud dans la pièce. Le temps de discuter quelques minutes avec nos compagnons de soirée, les gens reviennent déjà s’installer.

Tori Amos Bozar Clap 2

Clap 2: Myra Ellen Amos (son vrai nom) revient sous les applaudissements nourris. Je ne savais pas trop quoi penser de la première partie. Je restais sur ma faim, et je craignais que cela ne se prolonge. Heureusement, non! Ouvrir le bal avec “Yes Anastasia”, quelle belle idée!  Tori laisse désormais entrevoir ses longues jambes dans une superbe robe et une magnifique paire de chaussures rouges… on oublie la première partie et on reprend le rythme.

Petit clin d’œil au passage à son autre album (Night of Hunters) avec Hedge of the Moon, qui aurait, selon moi, mérité une place un peu plus importante dans le set.

Son confort scénique est perceptible. Elle finit ses chansons en saluant le public, telle une révérence avec ses bras. Généreuse Tori. Pas vraiment d’interaction avec nous, mais le plaisir y est. Enfin.

Certaines hésitations sont toujours présentes, une mélodie qui n’en finit pas de démarrer. Le piano est en route. Cela semble un poil surréaliste, l’orchestre regarde Tori, Tori les regarde à nouveau. Qui donc va commencer…? Son professionnalisme nous fait éviter le pire. Elle garde le sourire, tout se passe au mieux, la chanson peut vraiment débuter. Ouf.

Et comme dans toute répétition générale, des mini-couacs techniques arrivent aussi. Le spot principal qui éclaire notre chanteuse fait soudain faux bond, l’obligeant à continuer dans la pénombre des éclairages indirects. Rien de bon quand il s’agit de lire ses partitions!

Dans l’ensemble, elle a joué quasi toutes les chansons de son dernier opus. Ce sont des titres provenant de ces premiers albums, et revisités avec l’orchestre. Little Earthquakes et Under The Pink restent assurément ses albums fétiches. 8 reprises sur 17 chansons!

Elle expliquait à CNN en 1996: “Little Earthquakes, in truth, was much more like a diary form of things that have happened in my whole life, finding my own voice.” [CNN Online ?February 1, 1996]

Tori Amos, visiblement émue, a quitté la scène rapidement, avant de revenir pour un rappel légèrement écourté. 2 chansons et puis s’en vont. Tellement court que certains musiciens s’accordaient encore une dernière fois pour le 3e morceau, mais la chanteuse et le chef d’orchestre ont fait mine de plier bagage… une confusion qui ne m’a pas échappée, certains musiciens n’étant pas certains de ce qui allait suivre.

J’aime beaucoup l’artiste, j’adore ces textes, ces chansons, ces accords à la Kate Bush, ces manies sur scène. Oui, sa voix est superbe. Que d’éloges. Mais j’aurais tellement aimé entendre la version orchestrale de  A sorta fairytale, Thank you, Cornflake girl, love song, girl ou encore Crucify ! (et j’en passe tellement d’autres les unes plus jolies que les autres…)

Et pourquoi pas aussi, sa version tellement particulière de Smells like teen spirit! Imaginez un instant Nirvana avec des cuivres et cymbales…le tout au Bozar.

Oui, cela aurait été superbe. Mais non.

Son rêve n’est pas le mien, son choix est différent. Et c’est en osant ce genre d’orchestration qu’elle continuera à se différencier des autres artistes.

Bonne chance pour la suite de la tournée Tori, tu as passé le cap du stress test dans le laboratoire bruxellois. Prochaine fois, tu termineras chez nous avec un set hyper léché, ok?

_____

Tout ceci ne nous a pas empêché de terminer la soirée au Biberium avec tous nos comparses, pour un karaoké improvisé. Chansons de qualité, public de choix et voix d’exceptions! Quelle belle transition! :-)

Biberium entre amis :p

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Dead Can Dance ressuscité

dead can danceQue d’émotions hier soir au Cirque Royal de Bruxelles!
La salle était annoncée sold out. La venue en Belgique du groupe australien Dead Can Dance était presque inespérée, après plus de 5 ans d’absence.
Dans le public, de nombreuses têtes connues – les habitués de feu les soirée Pilgrimage et autres Fantastic Night – prêtes à venir apprécier deux heures de méditation collective autour de la splendide voix de Lisa Gerrard.

L’avant soirée débutait au Wine Walk, petit restaurant de dégustation de vins. Je recommande la qualité des plats servis avec le verre de rouge recommandé par le patron. Un délice et on s’y sent bien.

A 19h, les portes s’ouvrent enfin. On sent l’excitation de certains, on croise les faux vendeurs/acheteurs de tickets (mais que fait la police!), on entend les plus anciens parler de leur premier concert de DCD il y a plus de 20 ans.

20h, la salle accueille les derniers, les portes se ferment. La première partie donnait le ton. Nadishana – Kuckhermann Duo. Deux percussionnistes jouaient avec leurs instruments aux formes bizarres des musiques d’un autres âge. Irréel. transcendant. Prenant.
Une soucoupe volante fermée, en cuivre (je crois), qui résonne différemment à chaque frottement. Une guimbarde qui rappelle le Out of Space de Prodigy… Un rythme mélodieux qui nous transporte pendant plus d’une demi-heure vers le nirvana musical. Sans voix. Une belle façon d’entamer la nuit.

21h10, “ils” arrivent. Brendan Perry en premier, la claviériste Astrid Williamson (une backing vocal de rêve) le suit et enfin tous les autres membres du groupe. A ce moment déjà, le public était entrain d’applaudir. Puis arrive la diva, la voix qu’on veut tous voir, entendre… Lisa Gerrard herself. Un tonnerre d’applaudissement qui n’en finit pas. Quelle belle entrée en matière pour eux! Pas une note et déjà tous les éloges…

Avec Children of the Sun, on entre d’emblée dans leur univers. Des claviers longs, une batterie tapant le même rythme pendant 8 minutes, et Mr Perry qui ouvre le bal. We are the Children of the Sun. C’est aussi la chanson intro de leur nouvel album Anastasis.

Miss Gerrard enchaîne avec Anabasis. Rendez-vous quelque part en Mésopotamie. Heureusement qu’on reste assis. C’est prenant. Sa voix vient d’ailleurs. Envoutante, elle ne force rien. Lisa reste droite, telle une princesse qui exige de vous, fidèles, de vous tenir prêts à l’explosion. A l’envie. Elle est maîtresse de vos sens. Ses mains posées sur le pupitre, elle ne bouge pas. Elle implore votre écoute. Ce sera probablement sa seule demande.

Lisa Gerrard joue aussi au Dulcimer, et entame Rakim, plage titulaire de mon album préféré Towards de Within, laissant place à la voix de son ex-compagnon Brendan Perry. Et puis, soudain, la voix de Astrid Williamson (que je découvre…) qui finit la chanson dans un océan de notes… on en redemande.

Les esprits s’emballent avec Kiko où les envolées lyriques nous ramènent à l’époque des Marco Polo et des longues traversées du désert. Seul dans cette étendue de sable, on ne peut que s’imaginer la richesse de la terre, les kilomètres à parcourir. Une certaine remise en question de son train train quotidien. Tout cela avec des paroles souvent incompréhensibles, laissant place à l’intensité du voyage.

Lamma Bada, une des seules chansons expliquées par Perry, tisse un décors Maure dans le sud ibérique, où l’amour d’un être cher rend la vie difficile. Superbe.

On reste dans les tons arabisants avec Agape. C’est là qu’on constate la maîtrise parfaite de Lisa Gerrard. Voix puissante tout en jouant de son instrument.

Amnesia suit, comme sur l’album. Décidément ce nouvel opus est fabuleux! J’ai parfois cru entendre des arrangements à la Massive Attack…

Après Rakim, voici mon 2e morceau favori… Sanvean (Towards de Within) laisse place intégralement à la voix de Lisa Gerrard. Un clavier léger l’accompagne. On sort les mouchoirs, les frissons sont bien présents. Lisa, don’t stop, please…. Assurément mon coup de cœur du spectacle d’hier soir.

Dead Can Dance entame la plage n° 1 de Spritichaser, avec Nierika, et ce son beaucoup plus proche des tribus africaines. Cela donne envie de chanter avec eux. Des esprits rassembleurs nous entouraient dans la salle…

Et vu que l’envoutement était total, Opium – du dernier album – arrivait à point! Fumons ensemble mes frères…

The Host Of Seraphim nous rappelle que l’album The Serpent’s Egg, produit en 1988, nous faisait déjà vibrer avec des arrangements vocaux proches des chœurs Grégoriens de l’Armée rouge. Un vestige d’une autre époque qui renaît de ces cendres, le temps d’un soir. Please stay quiet and listen.

La Turquie[UPDATE] Grèce avait aussi sa place, avec la chanson Ime Prezakias. On se met à taper des pieds, on est libre…

Le décors ne change pas beaucoup pendant toute la durée du concert. Des jeux de lumières efficaces qui révèlent la grandeur scénique et théâtral des deux artistes principaux. Avec Now We Are Free, on revient avec quelque chose d’un peu plus moderne, magistral.

All in Good Time fermait le set, avant les rappels (j’aurais préféré qu’il ne la fasse pas du tout…)

on a eu droit à 3 rappels quand même!

Avec  (dans le désordre, je ne me souviens plus exactement): The Ubiquitous Mr. Lovegrove, une jolie reprise de Song to the Siren de Tim Buckley par Mr Perry accompagné de ces deux claviéristes, Dreams Made Flesh (de This Mortal Coil je crois), Rising of the Moon (Wandering Star) – vidéo ci-dessous – et l’indispensable Return Of The She-King, qui nous replonge dans un pseudo-univers des Croisades!

Conclusion

Pas grand chose à redire… Leur maîtrise, leur perfection, et leur désir se ressent à chaque instant. Dead Can Dance assure sur scène. Le son du Cirque Royal était particulièrement bien réglé. Le public était réceptif, probablement drogué par les mélodies éternelles qui continuent encore aujourd’hui à tourner dans ma tête. J’en redemande. Encore.

Line up de ce samedi 29/09/2012 – Cirque Royal, Bruxelles.

Brendan Perry – Voix, Guitares, Dulcimer
Lisa Gerrard – Voix, Dulcimer, Clavier
Astrid Williamson – Claviers, Backing Vocals
David Kuckherman – Percussion, Handpans, Claviers
Jules Maxwell – Claviers, Backing Vocals
Richard Yale – Basse, Claviers
Dan Gresson – Batterie

url: http://www.deadcandance.com

 

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Dashbox au Zebra, un peu comme à la maison…!

Zebra Dashbox Bruxelles

Vendredi dernier, le café Zebra (Place St-Géry) nous invitait à faire bouger le public et enflammer la salle avec les mélodies de Dashbox, groupe que j’ai rejoint en janvier de cette année. C’était donc mon deuxième concert avec eux, après celui des Fêtes de la Musique, au T.A.G. en juin.

Entre nous…

Le Zébra a la particularité d’offrir un espace convivial, sobre dans la décoration. Les lumières et le grand miroir du fond donnent des effets très réussis. J’aime ça! Le public mixte, composé des toutes premières groupies (Dashbox a déjà quelques années derrière lui) et des autres fans plus récents, étaient proches du bar …et donc de nous :) ! Un bon point pour entamer les festivités…

Instruments Dashbox Zebra

La mise en bouche

Oui, j’ai extrêmement faim. Toujours faim. Je mangerais n’importe où, n’importe quoi (ou presque). Et le stress, ça donne faim. Impensable pour moi de gérer sans manger. Je vous recommande le plat… que je n’ai pas pris: un sandwich chaud mozzarella, très agréable au palais. Bien plus que mon “croque-semaine”, mangé sans passion. Je le saurai pour la prochaine fois, mais sache, cher lecteur, que la Maredsous Triple reste une référence, et annihile toute velléité de putsch cuisinier.

Le concert

On était chauds – [rappel] Maredsous triple à l’appui [/rappel] – et le démarrage avec Mr Dicky a vraiment bien réussi. Les réglages que nous avions faits quelques minutes avant n’ont pas tout à fait porté leur fruit. Je regrette que les gens dans le fond de la salle n’aient pas pu entendre distinctement chaque instrument. Quant à moi, malgré un ampli basse placé dans le dos, j’ai quasi joué à l’aveugle… (ou au sourd si vous préférez). La recherche du bon son, c’est toujours la difficulté majeure dans ce genre d’endroit…

On a enchaîné avec une playlist qu’on a souhaité accrocheuse dès les premières minutes, avec une petite pause plus slow au milieu, pour arracher un final – et même un rappel – que j’ai particulièrement apprécié de jouer!

Promis, j’essayerai de regarder le public à partir de la toute première chanson, il m’en a fallu trois pour lever les yeux, et vous voir applaudir. Un set qui aura visiblement plu! Merci à vous d’être venus en masse :-) , et rendez-vous très vite pour de nouvelles scènes! (objectif Wembley^^)

La Playlist

  1. Mr Dicky
  2. The Black Sheep
  3. Not too late
  4. You want a war
  5. Self Safe Man
  6. So tired
  7. Miss the bus
  8. XXX
  9. I feel alone today
  10. Hotel
  11. C.I.T.Y.
  12. One more chance
  13. The Chords Killer

+ un rappel avec Hotel, You want a war et Mr Dicky (long version).

Les photos

Voici quelques images prises par nos valeureux photographes du moment! Merci à eux, ils se reconnaîtront :-) (je rajoute les crédits plus tard!)

Dashbox Zebra

Zebra concert Dashbox

 

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A la recherche du meilleur outil de mindmapping…

Pour remettre ses idées en place, suite à un brainstorm par exemple, il est plus qu’intéressant d’utiliser un outil permettant de “mapper” toutes les idées qui sont ressorties de la bouillante réunion entre collègues.

Aujourd’hui, à l’heure de l’interweb, des dizaines d’outils sont disponibles en ligne, ou en version client pour Mac ou PC.

mind mapping tools - outils de mindmap

La collecte.

Après un appel à l’équipe avec la question suivante:

je cherche un bon outil de mindmapping, gratuit, et complet (je sais, je demande beaucoup ;-) #merci #bisous

voici ce qui en ressort (via Facebook et Twitter) – sur un peu plus de 30 réactions;

Les outils les plus souvent cités sont:

Je vous passe les grands tableaux noirs, feuilles de papier + bic, et autre psy!

D’autres noms moins connus sont également apparus;

 

La pré-analyse

La gratuité n’était pas suffisante. Pendant ma mini-enquête, j’ai du préciser sur quel type de machine et configuration je souhaitais utiliser l’outil de Mindmapping. PC, Mac, Mobile, Tablette, etc. Un peu naïf de croire que tous les outils sont compatibles sur toutes les plateformes… :(

Au boulot, je travaille sur un PC Windows (Vista), avec une limitation administrateur – qui m’empêche donc d’installer des programmes – ne blâmez pas mon employeur, on pourra discuter dans un autre post sur l’utilité de ces limitations si vous le voulez.

J’aimerais par la suite partager mes présentation MindMap avec mes collègues.

Donc, idéalement, j’ai besoin d’un outil en ligne gratuit, compatible avec un navigateur genre Chrome, Firefox ou IE, et collaboratif.

Découvrons tout cela!

Mindmeister Mindmeister

  • Le plus souvent cité.
  • Outil en ligne, collaboratif, gratuit pendant 30 jours. [UPDATE: il y a une version basique totalement gratuite, jusqu'à 3 maps]

Mindnode mindnode

  • Uniquement pour les Mac Addict.
  • Application à télécharger. Il existe une version Pro et Light.

Xmind xmind

  • Une bonne alternative.
  • Software à télécharger, sur Windows, Mac, Linux. Gratuit pour une personne, cher en version collaborative.

Mindjetmindjet

  • Très séduisant.
  • Outil en ligne & software à télécharger sur Windows, Mac, Android! avec Facebook & Google Connect.
  • Gratuit, mais réception d’un mail parlant de “période d’essai”. Bizarre.[UPDATE: C'est effectivement payant]

Freemindfreemind

  • Très complet.
  • Software à télécharger sur Sourceforge.net, pour Windows, Mac, Linux et autres.

Exobrainexobrain

  • Présenté comme le killer.
  • Outil en ligne, hyper simple, trop peut-être. Pas collaboratif (ou alors, c’est bien caché).

LovelychartsLovely Charts

  • Hyper complet.
  • Payant pour chaque version; en ligne, en installation ou sur iPad.

 

Résultats des courses

L’outil qui, à première vue, répond à mes attentes originales, c’est-à-dire, la gratuité, la collaboration et l’utilisation en ligne, se nomme: Mindjet.

Il est suivi de près par Exobrain, qui promet de belles choses dans un futur proche (et espérons-le, une version collaborative).

Les autres outils ne sont pas du tout à jeter par la fenêtre, mais ils ne répondent pas à 100% à mes critères. Les 30 jours d’essai de Mindmeister, par exemple, sont pour moi un frein. Je n’ai pas envie de me retrouver au 32e jour de mon projet avec un outil qui ne veut plus me donner accès à mes diagrammes…[UPDATE, cfr supra]

Pour une utilisation personnelle, je n’hésiterai pas à télécharger Freemind et Xmind. Ils sont gratuits (Xmind, pour une personne), et offrent des thèmes graphiques variés, avec beaucoup de configurations utiles.

Et si jamais je devais passer sous Mac, je penserai à Mindnode, promis.

Et si j’ai envie de mettre la main au portefeuille, je n’hésiterai pas à m’exercer avec Lovelycharts, de loin le plus complet de tous les outils rencontrés ci-dessus.

La page Nest’up sur Facebook a également vu passer la question, je vous laisse découvrir les avis par ici:
https://www.facebook.com/groups/nestroom/permalink/165264996944172

 

Voilà, ça fait du bien de passer en revue ce qui fonctionne sur la toile. J’espère que ce tour d’horizon vous aidera à bien choisir votre outil de Mindmapping idéal!

Vos commentaires sont bienvenus pour améliorer cette page évidemment.

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Drago, le nouveau bijou de la maison

Petit préambule: pour ceux qui n’aiment pas les chats, ou qui n’aiment pas les chats e-starifiés, ne lisez pas la suite!

Depuis samedi, une petite boule de poils noire est venue s’incruster dans mon salon. Je l’attendais depuis longtemps, mais j’étais à mille lieux de penser que j’allais craquer aussi “bêtement” pour un chat. Un chat quoi!

Il faut dire que mon expérience animalière est plutôt limitée. J’ai bien tenté de garder Marilyn, mon hamster nain de Sibérie, pendant un peu plus de 2 mois à la maison – j’avais 15 ans -, mais quand la cage n’est pas correctement refermée, ce genre de bestiole se casse illico, sans crier gare. Je ne l’ai jamais retrouvée depuis :-)

Puis plus rien jusqu’aux études, où Chicon, le chat de Nardo, inaugura de ses pattes douces (et de ses griffes acérées) ma chemise et mon costume. Je lui en serai éternellement reconnaissant…

Drago“Moultes-animaux-dans-mes-bras”  et quelques conseils plus tard, voici Drago, le chat le plus câlin de la Planète (je suis hyyyyper objectif). La chaleur de ses derniers jours ne l’a pas empêché d’oublier sa mère fissa (oh le salaud), et de trouver le chemin des toilettes (ouf!). Par contre, il confond mon superbe tapis malgache avec l’arbre à chat qui trône pas loin… (et ça, c’est pas cool – ce n’est que le début, je sais…)

Toujours au rayon positif, grâce à lui, j’ai enfin trouvé le moyen de passer les poussières sous les radiateurs. Le hic est de retirer régulièrement les mouchettes de son nez, c’est fort laid sur les photos.

Sur les réseaux sociaux, il y a un paquet de chats célèbres qui “twittent” leur péripéties, je pense à Choupette, l’animal fétiche (anglophone) de Karl Lagerfeld.

Dans un autre registre, on pourrait imaginer de voir Drago bourgmestre de Haren, comme son illustre cousin-chat en Alaska, et maire du village de Talkeetna depuis plus de 15 ans!

Sans parler des anonymes qu’on retrouve sur Youtube, Instagram, etc… j’ai même été récemment invité à un groupe YouCAT particulièrement actifs :-)

Dernier post en date: le générique de la célèbre série télé US Game of Thrones, version chat…


En attendant que Drago ne choisisse sa voix artistique, retrouverez-le déjà ici, sur Facebook et sur Twitter. C’est tout pour le moment!

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Pinterest est enfin sur le Google Play d’Android!

Je ne l’attendais plus. Il était présent sur iPhone depuis belle lurette, et les nombreuses fausses applications de qualité ultra médiocres qui existent sur le Google Play d’Android ne faisaient que m’énerver, en allant de déception en déception.

Cette fois, c’est la bonne! Pinterest, que je vous présentais déjà ici, est disponible gratuitement sur le marché des applications Google!

J’ai donc téléchargé l’application cet après-midi, sur mon Nexus S, et dès le premier écran, je sens déjà que je vais apprécier.

La simplicité, tout ce qui a toujours caractérisé Pinterest. L’affichage des images du premier écran, un peu lente, propose par défaut l’ensemble des personnes que je suis (following).

La navigation est hyper intuitive. Vous faites glisser l’écran vers la gauche, et la page avec mon profil personnel apparait. Nombres de followers/following, et les dernières activités en rapport avec mes pins. Un bémol, aucune indication sur l’heure ou le jour de l’activité :( .

Retour à l’écran principal (toujours avec un glissement des doigts sur le téléphone, de gauche à droite cette fois), puis encore une fois pour arriver sur une sorte de dashboard reprenant toutes les thématiques existantes dans Pinterest. 32 thèmes accompagnent les deux premières cases “Everything” et “Popular”.

Ces 3 écrans sont naturellement disponible en haut de l’application, avec la loupe “Search”, le logo Pinterest “retour à la homepage” et l’icône “profil”.

Et puis?… et puis c’est tout.

Vous pouvez créer un pin directement avec l’appareil photo intégré de votre smartphone évidemment.

Mais aussi pinner, liker et commenter les images des autres très facilement. Exactement comme sur la version html classique.

Rien de neuf, mais depuis qu’on l’attendait – elle avait été présentée au Google I/0 cette année, sans aucune précision sur la date de publication!, cette application ne pourra que réconforter les utilisateurs Pinterest qui souffraient de ce manque d’application officielle sur Android.

Et vous, qu’en pensez-vous? Elle vous plaît? Vous vous attendiez à mieux?

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Aphone, j’en reste sans voix…

Aphone: qui est atteint d’aphonie. Selon tout dictionnaire qui se respecte.

Une définition qui n’aide pas, mais c’est déjà un bon début. L’alpha privatif qui empêche au son de s’échapper. Pure logique.

De fait, je suis incapable de réciter l’alphabet pour le moment.

Oui, ce silence.

Cela donne des vacances à mes proches, je suppose :-) (Quoi, je parle beaucoup moi?), mais c’est un véritable supplice, croyez moi. Ce n’est pas tout de ne pas pouvoir émettre un son. Mais souffrir à chaque fois que j’avale, c’est juste insupportable. Ça fait très mal. J’ai les boules!

Cela m’arrive parfois d’être sans voix. De le rester aussi. Que ce soit lors d’un dernier adieu à un ami proche, ou face à un public complètement chaud, scandant mon nom dans la salle. Des dizaines de personnes qui donnent de la voix, cela vous en bouche un coin, je vous assure! (<3 à tous!!).

Parfois, j’aimerais ne pas donner de la voix, ni crier. Perdre sa voix sans raison, ça n’existe pas. Je préférerais me retrouver aphone suite au refroidissement de ma gorge, plutôt qu’à des frictions qui mettent le feu, bêtement.

C’est la vie.

“Faites du bruit!!!” J’aime beaucoup cette expression. Imaginons les casseroles, les trompettes, les klaxons… en fanfare, dans les rues, dans les salles de fêtes. Et bien entendu, tous ces gens qui chantent, qui crient, qui hurlent. Certains s’exercent à gueuler le plus longtemps possible. D’autres s’égosillent à tue-tête pour mettre encore plus de décibels que leur voisin direct. Wouaw! Ça déferle, ça enivre, et une cohésion se crée. Personne ne se plaint, tout le monde se plaint.

Le cri est poussif, l’objectif est incertain, et quand cela s’arrête, le silence vaut tout l’or du monde. Ce silence synonyme de retour au calme et d’apaisement. Cette absence de bruit qui permet de réfléchir à nouveau, de reposer les bases, mieux repartir peut-être.

Bizarre comme tout peut arriver la même semaine. Lors de ma répétition hebdomadaire avec Cachaï, nous parlions de l’œuvre originale de John Cage – 4’33″. Beaucoup de bruit pour rien? Un chef d’œuvre acoustique? Tout est question de point de vue. Comme quoi, pour parler de certains silences, on est obligé d’utiliser la vue.

Demain, ce sera aussi le silence sur le projet Ultragonzo.com. Mes trois contributions font partie de cette centaine d’articles écrits par des inconditionnels du clavier, dans un langage journalisé quittant parfois, souvent, les sentiers battus du reportage classique. Cette petite expérience m’a plu. Aussi éphémère soit-elle, je tâcherai de republier mes articles plus tard, lorsqu’on aura définitivement mis sous silence ce mois gonzo. A refaire, sans hésitation. (Merci à Miguel, à Benoît, aux mecs poilus, aux filles pas poilues et à toute la horde du Moustachistan) qui ont fait vivre ce projet fou.

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