Quand l’inconnu devient quelqu’un

La fine équipe

Aujourd’hui, j’ai envie de raconter l’histoire d’un groupe. Non, pas de musique. Juste un groupe. Un groupe d’individus que d’aucuns auraient pu imaginer de les voir soudés un jour. Ce groupe, j’en faisais partie. Et j’ai vécu ce petit chemin de l’intérieur.

La rencontre

On se regardait tous, un peu distant, un peu souriant, incapable de réellement placer un mot, ou savoir de quoi on pourrait parler. Oui, c’est un classique lorsqu’un groupe se forme. Mais bon sang, cela reste un moment où chacun se sent malgré tout obligé de libérer un tout petit peu de son secret. Tu veux me connaître? Je vais devoir te dire qui je suis. Et on se lance…

Du « qui es-tu? » à « Bonjour Zoltán »

Nous nous réunissions environ un weekend par mois pour décortiquer la cohésion de groupe, apprendre à se connaître et voir apparaître une symbiose plutôt naturelle. Différents jeux de rôles nous sont proposés, on y participe tous, à notre façon. Parfois on rigole, parfois on se perd dans le stress.

On pose les bases de certaines discussions, s’en suivent des remises en question sur notre situation dans la société actuelle, sur les messages que nous souhaitons faire passer. On y travaille en solo ou en groupe. Les premiers moments étaient, disons-le, surprenants.

C’est l’inconnu(e) qui devient une personne qui devient quelqu’un.

Les rires

Je ne compte plus les fou-rires que j’ai eu pendant ces weekends. Nos talents et nos sens étaient mis à rude épreuve: entre un collage approximatif et un cours de cuisine improvisé, nous étions tous amenés à troquer notre tunique avec celle du voisin. Se mettre dans la peau de l’autre. C’était probablement le message le plus caché de toutes ces activités.

Et les sourires

Alors que les weekends, intenses, se consumaient les uns après les autres, nous préparions la semaine de retraite, quelque part dans le sud du pays. Une mise au vert bienvenue pour moi. En compagnie de toute la clique qui m’entourait depuis plusieurs semaines. On avait tous le sourire, l’excitation aussi. Cette envie de partager, on ne sait trop quoi, on ne sait trop à qui. Le cadre y était. A nous de nous de comprendre, et de nous amuser. Surtout.

La bienveillance

Puis ce mot, soudain, qui concluait cette retraite. La bienveillance. Présente dès les premiers instants, elle nous a bercé, rassuré. Les doutes s’estompaient au fil de nos discussions. De nos chants, de nos danses. Des anniversaires improvisés aussi. Parfois jusqu’aux petites heures, souvent autour d’une Chouffe ou deux. Ou cette fameuse Corne du Bois des Pendus, pas innocente à nos échanges.

C’était un jeudi matin du mois de mai

Une vingtaine d’inconnus se prénomme tour à tour; Boa, Magali, Ihsan, Amandine, Armande, Marlène, Chiara, Sacha, Aurore, Régis, Anne-Sophie, Nadia, Saïda, Véronique, Lise, Fiona, Guilherme, Viviane, Marie, Zoltán…

Chacun à leur façon, ils ont contribué à cet échange. Dire que nous étions tous étrangers quelques semaines auparavant. Mais ça, c’était avant.

Merci à Patrick, Bruno et Iouri pour cette belle aventure humaine.

PS: ce post pourrait paraître mystérieux pour beaucoup d’entre vous. C’est tout à fait normal. L’envie de mettre sur papier ce moment me trottait dans la tête depuis longtemps. Voilà qui est fait.

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