La musique, ma source.

Je n’ai jamais caché ma fascination pour la musique. D’une richesse infinie, elle m’apporte ce petit brin de folie, d’énergie, et de décalage, qui parfois m’a sauvé d’un éternel gouffre d’ennui.
La musique, c’est une émotion forte qui apparaît et disparaît tout aussi vite. Elle se joue, se raconte. Elle m’emporte sur une autre planète, celle où les notes se bousculent, tentant de comprendre ce qui va suivre.
La musique me dirige souvent, réduit mon stress et près de 35 ans de sessions inspirantes plus tard, je continue à être étonné. À m’émouvoir aussi. Et à me surprendre de certaines sonorités que je n’avais pas encore joué.
J’aime cette spontanéité, cette tendresse et cette mélancolie. Elles apparaissent dans tous les univers musicaux que je rencontre.

Quand je joue, tous mes sens sont en alerte.
Mes oreilles s’attachent aux bonnes notes, mes yeux se perdent dans le plafond, mes doigts convertissent mes pensées et j’en ai souvent des frissons par la suite.

Première répétition de l’année

C’était encore le cas hier soir. La première répétition de l’année, avec Dashbox. Un moment privilégié avec Ben, Fab et Oli. M-E-R-C-I. Ce genre de moment que tu sais unique. Il y a de l’inspiration dans l’air, les rythmes se confondent, les riffs de guitare dérangent pour pouvoir placer cette fameuse note, au bon moment. Les montées de batterie succèdent aux solos clavier, les regards se perdent, se retrouvent. On se sourit, on rit beaucoup, on libère tout ce qu’on a. Petit pas de danse en prime, ça arrive aussi.

Privilégié, vraiment. Il y a des milliers de musiciens dans le monde. Et tout autant de groupes, de bands. Et ils vous diront tous que c’est unique et particulier. La relation musicale se fonde sur la confiance, le respect et l’écoute de l’Autre. Ce schéma là, il est indispensable pour se sentir bien et créer. Innover.

Au delà de l’univers purement artistique, la musique sert donc aussi à relativiser. Elle donne de véritables clés de lecture de notre quotidien. Pour tout ça, jamais je n’arrêterai.

Il m’arrive de prolonger cet univers chez moi pendant une heure ou deux sur mon piano. Vidé de toutes pensées, je libère des mélodies enfouies en moi et je me mets à imaginer que ce son existe déjà sûrement ailleurs. Alors je casse le rythme, je rajoute des accords, j’accentue certaines toniques, puis je relâche, j’y vais piano molto.

Ma façon d’atteindre la zénitude, en quelque sorte.

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