Oublie un livre quelque part…

Oublie un livre quelque part

« Voilà encore une action sur Facebook… » , c’est en substance, la première réaction que j’ai eue lorsque j’ai parlé de ce projet à un ami hier. Rien de bien méchant évidemment, mais je ne m’étonnais qu’à moitié de sa lassitude face aux nombreux challenges balancés toute l’année sur les réseaux.

Celui-ci m’a pourtant interpellé. L’opération « Oublie un livre quelque part » a débuté hier soir dimanche 7 septembre pour terminer le 14 septembre prochain à 20h59.

A l’heure actuelle, plus de 38.000 personnes y participent. Dont moi.

Le principe est simple : choisir un livre (encore en bon état de lecture de préférence), le déposer et l’oublier dans un endroit public (une station de métro, un arrêt de bus, un café, dans un parc…). Le prochain lecteur trouvera idéalement une note sur le livre (en post-it ou rédigé sur la page de garde du bouquin, par exemple), avec un texte similaire à celui-ci : « Voici un livre que j’ai déposé ici dans le but que tu le lises et le partages à ton tour », daté et signé, si tu le souhaites.

Simple et évident. Ce sont les deux raisons pour lesquelles j’ai décidé de relever le challenge également.

Simple car cela ne demande aucun effort. Il y a juste un choix littéraire à faire, et un repérage pour savoir où déposer l’œuvre.

On oublie parfois que le partage des connaissances ne se fait pas qu’en classe, via les médias ou le web. Un livre, quel qu’il soit, apporte sa pierre à l’édifice du savoir. Il dégage parfois des réponses, suscite une certaine curiosité, fait réfléchir, interroge le lecteur, ou le dégoûte, lui fait peur. On peut l’aimer, le détester, le relire. Certains le brûleront, d’autres apprendront par cœur certains passages.

Qu’on le veuille ou non, un livre, une fois en main, ne laisse jamais indifférent. C’est évident.

J’ai choisi le livre de Joseph Joffo « Un sac de billes », en Livre de Poche (5641). Il date de 1973. Il était conservé dans ma bibliothèque familiale, bien au chaud. A part la touche jaunâtre des pages, ce bouquin n’a aucune ride.

L’initiative, qui semble venir de France, séduit pas mal de belges également. Je ne peux que vous inciter à en faire de même !

Tout ce que j’espère, c’est que ce livre voyagera et fera briller les yeux de nouveaux lecteurs, de Bruxelles ou d’ailleurs.

Lien de l’action sur Facebook :
https://www.facebook.com/events/742326082495562/

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