On the Brink, une vision du passé, du présent et du futur de la connectivité (vidéo)

Voici une vidéo de 20 minutes qui vaut la peine d’être vue jusqu’au bout. Ericsson nous propose le point de vue de plusieurs grands noms du domaine des médias, avec leur vision de notre société connectée, celle que nous sommes en train de réaliser tous ensemble aujourd’hui. Bien entendu, basé sur toute la plus-value des appareils et terminaux mobiles. Ericsson suit un peu les pas de Nokia, qui décrivait le monde virtuel il y a 5 ans… (je place le lien dès que je le retrouve!).

Dans l’ordre, nous retrouvons dans On the brink of a networked society les intervenants suivants;

David Weiberger, co-auteur de « Cluetrain Manifesto » met les choses à plat: on ne sait pas ce que sera l’avenir, ce que deviendra le business, l’éducation, les informations, les nouvelles interactions entre humain, etc. car nous les créons à partir des connexions existantes.

David Rowan – Editeur en chef de Wired UK prend l’exemple d’une meilleure utilisation médicale de nos données, qui nous fera vivre plus longtemps. Il parle aussi de l’accessibilité aux connaissances. Plus personne n’en sera privée, car elles seront disponibles pour tous, depuis n’importe quel endroit de la planète. Le producteur local peut désormais être directement au courant du vrai prix de son maïs, sans passer par des intermédiaires qui s’enrichissent sur son dos. Ce n’était pas le cas il y a 20 ans. Jean-Yves en parle régulièrement sur son site « Entreprise globale ».

Ola Ahlvarsson – CEO Keynote media explique que pour la première fois, les choses sont connectées intelligemment et ouvre la voix à cette nouvelle société connectée (Networked society), où chaque appareil pourra interagir avec les données, et élaborer de nouvelles solutions, de nouveaux outils. Une société encore plus démocratique, tout en soulignant que cela n’aidera pas à devenir une « Lady Gaga », mais que la différence essentielle réside surtout dans la capacité à pouvoir essayer. On donne ainsi la chance à chacun de pouvoir (se) tester, et se faire évaluer par d’autres à travers le monde entier. Après, c’est une question de volonté et de courage. La technologie ne peut pas apporter cela :).

Catherina Fake – co-fondatrice de Flickr, San Francisco, considère son arrivée en 1994 sur la côte Ouest américaine comme un deuxième eldorado. Vinch et Xavier sont peut-être entrain de créer la 3ème vague, typiquement belge 🙂

L’entrevue très éclairante, dans le monde musical cette fois, de Eric Wahlforss, co-fondateur de Soundcloud en 2007 à Berlin où il décrit l’inévitable passage de l’industrie musicale du ‘physique’ au ‘digital’ – les majors annoncent d’ailleurs la mort du disque compact d’ici 2012.

La directrice marketing de EVE Online à Reykjavik, Elísabet Grétarsdóttir, parle de l’impact du virtuel dans les jeux vidéos et la vie réelle. Il y a une vraie stratégie en temps réel qui se crée par la mise en place de communautés de gamers, qui cherchent à grandir et évoluer dans le jeu. Dans notre vie quotidienne, on n’ose plus aller trop loin, on est habitué à notre routine, on s’enferme dans notre cocon. Les jeux qu’elle présente permettent justement de se dépasser « virtuellement ». L’avenir des jeux et de l’entertainment va, selon elle, croître grâce à l’interaction entre les joueurs et leurs hobbies, au lieu de rester des êtres passifs face à des programmes télés souvent abrutissants, par exemple.

Rogin Teigland, professeur assistante et spécialiste des Mondes Virtuels à la Stockholm School of Economics décrit la croissance exponentielle des marchés virtuels, ceux où des biens virtuels sont achetés et vendus, avec des monnaies de singe. Il y a quelques années de cela, ces marchés n’existaient pas du tout. Aujourd’hui, nous n’en sommes qu’aux prémisses, et il faudra s’imaginer un monde virtuel dans lequel des biens réels seront mis en vente. Ça semble être déjà le cas aujourd’hui (je pense à eBay par exemple). Mais Miss teigland va plus loin en imaginant que le nombre de transactions via Facebook, puisse engendrer la création d’une banque virtuelle, et que vous échangeriez vos « Facebook dollars » en euro par exemple… Certains jeux le proposent déjà, en somme. Légèrement effrayant je trouve (même si elle l’expose magistralement bien).

Quant au discours très intéressant de Rob Faludi, auteur de « Building Wireless Sensor Networks« ,  il nous balade dans les méandres de la domotique à la maison, avec une brève introduction sur les connecteurs qu’il a placé dans ses plantes, et qui communiquent avec lui via Twitter (!) pour lui rappeler de les arroser, et de le remercier par la suite, évidemment. Transposé de façon globale, il s’inquiète qu’à l’heure actuelle, les entreprises ne savent pas comment leur énergie est produite, et ne s’en soucie guère. Il a de nombreuses idées qui valent le détour!

Tous ces intervenants décrivent leur vision du futur, et nous font réfléchir sur le devenir de notre société. Les choses bougent vite. Il y a 50 ans, on tirait des grands yeux en accomplissant un vieux rêve: placer un homme sur la Lune. Dans 10 ans, on pourra virtuellement jouer aux cartes sur la Lune, et cela paraîtra plus que normal.


Quelques chiffres qui peuvent expliquer notre monde de demain,  repris de cette vidéo:

  • 57% des gens parlent plus en ligne que dans la vraie vie.
  • 48% des 18-34 ans vérifient leur page Facebook en premier le matin
  • 1 couple marié sur 6 s’est rencontré en ligne
  • les enfants de 8 à 18 ans passent 7,5h par  jour avec un appareil mobile
  • 1 abonné mobile sur 5 a accès à l’internet mobile haut débit
  • La recherche sur mobile a quadruplé en un an
  • en 2014, l’usage de l’internet mobile dépassera celui sur ordinateur de bureau.
  • en 2020, plus de 50 milliards d’appareil seront connectés

 

Y a-t-il des candidats-entrepreneurs belges prêts à répondre à mes questions sur l’avenir de nos sociétés connectées? Je serais intéressé de les rencontrer et d’en parler avec eux.

Plus d’infos sur: http://ericsson.com/networkedsociety

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