Bon mais court… et sans âme.

Même pas incendiaire ce titre, à peine éloigné de la réalité.

from PJ Harvey official website
PJ Harvey

J’ai eu l’immense chance d’aller voir PJ Harvey vendredi soir au Cirque Royal de Bruxelles. Immense chance, car les tickets se sont vendus en quelques heures à peine, pour donner des frissons, deux soirs de suite, aux milliers de fans venus découvrir son dernier album Let England Shake.

C’était ma première fois avec elle. Aucun préliminaire, juste quelques bières avec mes amis et ma belle, toute excitée de voir son héroïne sur scène.

J’avais eu l’occasion d’écouter l’album avant sa venue, quelques fois. Une sorte de retour au source gaélico-scottish tinté d’un accent anglais ultra prononcé. Et un objet bizarre entre les mains, l’autoharp…

On aime, on n’aime pas, l’autoharp est dérangeant, parfois dissonant, et je ne sais toujours pas quoi penser de cette version de Let England Shake lors du célèbre talk show britannique de Andrew Marr (18/04/2010)…

Elle s’explique ici (mais toujours pas de sourire).

Le concert

PJ Harvey un peu haut..Haut perché tout en haut de la tribune, à droite de la scène, les places n’étaient pas du tout idéales pour apprécier quoi que ce soit (aucune vue sur les artistes, à moins d’avoir le sentiment de tomber dans le vide). Sans parler des videurs de salle particulièrement désagréables (la deuxième fois après les soucis avant I Like Trains au Botanique…)… ça mine.

Tout le nouvel opus de PJ y est passé, en commençant d’emblée avec Let England Shake. Et ceci, sans dire bonjour évidemment.

Les chansons courtes, propres, se succèdent, à un rythme élevé. Pas le temps d’imaginer une pause, un échange éventuel avec le public. Rien. Certains osent même des « How are you PJ?! » … sans attendre, elle enchaîne avec Down by the Water. Chanson culte, certes, mais sans âme ce vendredi soir.

Chanter devant 1.000 personnes ou toute seule devant son miroir serait revenu au même à mon avis. Seul son frère a prononcé quelques mots en français, histoire de rompre cette monotonie perturbante… bien plus que son autoharp.

Muette jusqu’au bout.

Peut-être fallait-il être dans la fosse pour mieux apprécier? j’en doute.

Je préfère retourner à ses moments plus intimistes, sur l’excellent FromTheBasement.tv. Là, on la retrouve délicate, et pleine de vie. Elle communique aussi.

Si vous la voyez sourire à nouveau un jour, dites-le moi…

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