Portishead à Forest National: mon impression

Malgré le beau temps, j'avais décidé de ne pas attendre la dernière minute avant de me placer dans la salle. Elle se remplissait, au fur et à mesure, de centaines, puis de milliers de personnes, toutes, prêtes à recevoir "un de leur plus beau cadeau de l'année".
Vers 20.00, une première partie presque instrumentale, d'un groupe dont le nom m'échappe totalement, nous donne un son étrange, que je situerais entre du Dream Theater métalleux, du Genesis Fox Trot et du Air… J'ai découvert par enchantement, après 20 minutes de bruit, que le type qui s'acharnait sur son clavier… chantait également! Pas de souvenirs impérissable, dans ce cas présent.
Une petite heure plus tard, la salle, comble cette fois, a accueilli comme elle se devait, Beth Gibbons et toute sa troupe de mélancoliques musiciens.
Timide lors des deux premières chansons, notre chanteuse se décida à montrer son vrai visage et sa superbe voix lors d'une interprétation exceptionnelle de "Wondering Stars", en version semi-accoustique… La douce tonalité qui nous bercait lors des premières minutes de la chanson s'est muée en une montée forte, puissante et implacable.

Beth s'est révélée. Beth a apprécié. Elle a même sourit.

Glory Box a très vite suivi (trop tôt peut-être), on ne se remettait pas encore de la chanson précédente (tous scotché par la démonstration…).
Mélangeant subtilement les anciens morceaux avec le dernier opus, Portishead n'a pas manqué de se mettre en valeur, toute en douceur. Le guitariste trouve LE son, LA note qui fera chavirer nos têtes et nos coeurs, le temps d'une seconde. Le batteur, accompagné d'un excellent percussioniste, nous envoûtera dans son rythme incessant, infini, inaltéré et continu (sur Machine Gun, entre autres).

Un rappel, le temps de revenir sur les compos des 2 premiers albums, et les éternels scratch DJ's que tout le monde avait en tête, comme si nous étions les véritables musiciens d'un soir… Beth Gibbons a même approché le public, pour un dernier salut, avant de s'en aller en coulisses, et ne plus jamais réapparaitre… zut! Juste au moment où 8.000 fans avaient "bon"…

Un tout grand merci quand même pour leur venue, en nos murs, malgré un set trop court à mon goût, et une organisation "à la Forest National", eMich s'en souviendra 🙁
J'espère qu'ils repasseront nous voir avant 2018, des groupes comme ceux-ci se font rares…

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